Cette année en IndyCar, les voitures auront un réservoir plus petit (de 120 à 90 litres) pour rester dans le timing de durée de vie des pneus et normalement le nombre d’arrêt ravitaillement devrait rester équivalent à celui de l’année dernière.

Mais attention il y aura quand même un léger changement, car comme il faudra remettre 30 litres en moins dans le réservoir et que cette opération s’effectue grâce à la force de gravité, elle prendra le même temps que de changer les 4 pneus. D’après Ron CATT, Team Manager chez Panther Racing, il faudra compter entre 6.8 et 7.3 secondes pour tout faire : cela répresente un gain de temps de 2 secondes.

Evidemment avec un temps aussi court, les mécanos n’auront plus droit à l’erreur. Une seconde de perdue et la course peut s’envoler.

Ron CATT ajoute : « La pression sur les épaules de nos gars va être immense. Ceux qui changent les pneus vont devoir être encore plus rapide cette année et je crains que certaines courses ne se remporte dans les arrêts. La stratégie va prendre plus de place et il va falloir être ultra efficace et consciencieux.« 

Pour Ed CARPENTER, pilote Vision Racing, il ne faudra en aucun cas rater ses marques d’arrêt et surtout ne pas redémarrer une mili-seconde trop tôt avant que Pat NELSON (son changeur de pneu avant droit) n’aie donner l’ordre de repartir. Sera-ce facile ? Par exemple à Homestead-Miami, Ed devra quitter la piste où il évolue aux environs de 220 mph pour entrer dans la pit lane à une vitesse de 60 mph maximum avant de s’arrêter à son emplacement. Le fait d’évoluer à des vitesses élevées durant plusieurs minutes peuvent vous donner l’impression que vous êtes à l’arrêt une fois dans la pit lane et vous risquez de freiner trop tard pour l’arrêt dans les marques tout en ne dépassant pas la vitesse limite.

« L’année dernière, si un mécano perdait un petit peu de temps dans son changement de roue, il avait encore quelques secondes pour se rattraper car le remplissage du réservoir était plus long. Cette année le refueling va être plus court et la moindre erreur se paiera immédiatement cash. Je pense que certaines courses vont se jouer dans les stands.« 

Toutes les équipes ont pratiqué des scéances d’entraînement afin que les hommes chargés du ravitaillement soient les plus performants possibles. Chez Penske Racing, les mécanos suivent 4 scéances/semaine de gym avec Robert PRESSLEY ainsi que 4 entrainements/semaine avec Trent CHERRY afin d’être les meilleurs sur les 17 courses de la saison. Pour récréer le vrai pit stop, l’équipe a construit une réplique de stands avec le muret et 3 emplacements d’arrêt. Tout le personnel est mobilisé ainsi qu’une voiture mobile est utilisée.

« Lorsque nous avons commencé les entraînements en janvier, nous avons de suite senti que nous n’étions pas encore au niveau mais avec un travail acharné, l’équipe s’est améliorée et nous sommes fin prêt. » déclare CHERRY.

Bien sur les autres équipes n’ont pas chomé non plus car toutes sont conscientes que les ravitaillements risquent parfois d’être la clé de la Victory Lane.