Alors que la séance de qualification sur le Michigan Speedway a vu Michael Waltrip se qualifier à une belle 18ème place qui lui permettra de prendre son troisième départ de la saison, le pilote a décidé de faire le point sur cette première moitié de championnat. Il parvient même à en rire, preuve que son moral est toujours là :
« J’imagine que les choses auraient pu aller plus mal« , a plaisanté Waltrip vendredi.

Tout commença lors de l’ouverture de la saison à Daytona. Lors de la course la plus médiatisée et connue de la NASCAR, l’équipe de la Toyota #55 était accusée d’avoir triché en employant un additif interdit dans la carburant. La pénalité qui allait suivre allait être la plus sévère jamais prononcée par les officiels dans l’histoire de la discipline.

En plus des non-qualifications et des résultats calamiteux de son pilote Dale Jarrett (seul David Reutimann semblait parfois s’en sortir), Waltrip a connu un accident de la circulation, un soir où il rentrait d’une soirée un peu trop arrosée. Décidément cette année semble être noire sur tout les plans.

Pourtant, malgré toutes ces désillusions, Waltrip croît encore que le travail de son écurie portera ses fruits :
« Je continue de croire dans ce que nous faisons. Je me sens très confiant. »

Waltrip connait sa pire saison depuis qu’il est arrivé dans la discipline en 1985 et les sponsors commencent à s’impatienter. Afin de remédier à cette impatience, Waltrip a décidé d’engager Terry Labonte pour les deux courses routières. Ce choix, en plus de l’expérience de Labonte sur ce type de circuit, est l’assurance de voir sa voiture prendre le départ grâce aux places provisionnelles que le champion 1996 bénéficiera. Waltrip pense que le fait d’être sur le muret des stands lui offrira l’opportunité de se concentrer sur ses trois voitures au lieu d’une seule lorsqu’il pilote.

Concernant les rumeurs en direction de ses deux pilotes, le pilote-propriétaire déclare qu’il n’a pas la connaissance que ses pilotes se sentent mal dans son équipe :
« Je ne connais personne qui part ou qui démissionne.« 

Enfin la dernière chose que le plus jeune des Waltrip veut est que les gens s’apitoient sur son sors :
« Je vis toujours dans une belle maison« , plaisantait-il, « Et ma clé fonctionne toujours.«