Après avoir quitté le Champ Car à la fin de la saison 2005, Michel Jourdain avait été engagé pour deux ans par ppc Racing en Nascar Nationwide Series. Malheureusement pour lui, son aventure s’est résumée à 20 courses en 2005 et seulement 3 en 2006 et 2 en 2007, après la perte de son sponsor. Il a également effectué sept départs en 2006 avec l’équipe de Jack Roush en Nascar Craftsman Truck Series.

A Mexico, Michel Jourdain prendra le volant de la #32 de la Braun Racing, une voiture qu’il n’a pas eu l’occasion de piloter avant ce week-end.

« J’ai entendu parler de leur programme et de l’absence de pilote pour cette course, donc je les ai contactés, » a déclaré Jourdain ce jeudi à Mexico. « Pour le moment, ce n’est que celle-ci (la course de Mexico). Je n’ai pas piloté la voiture et je ne connais pas sa vitesse. Si vous voulez savoir si nous pouvons gagner ou non, je ne sais pas. Les années précédentes, j’ai été très compétitif et très, très rapide, mais pour une raison ou une autre, nous n’avons pas pu arriver au bout. Il y a tant d’accidents, de crashs, de neutralisations pendant cette course. Vous devez être rapides, mais il faut surtout être sur la piste à l’arrivée. En trois ans, j’ai été mis en dehors de la piste et ce n’était pas ma faute, donc c’est dur. »

Un de ses plus mémorables moments à Mexico date de 2006 quand il se battait pour la place de leader avec Kyle Busch. Ils s’étaient accrochés et Busch avait mis Jourdain en dehors de la piste. Ce week-end, il pilotera une des voitures que Busch a piloté pour Braun.

La Nascar reste l’objectif de Michel Jourdain, malgré la récente fusion des deux principales séries de monoplace en Amérique du Nord. Durant sa carrière en Champ Car, entre 1997 et 2004, le pilote mexicain est monté deux fois sur la plus haute marche du podium. Il estime qu’il faudra encore du temps pour que l’Indy Car digère la fusion avec le Champ Car, ce qui le pousse à continuer dans la voie de la Nascar, même si jusque là son expèrience n’a guère été concluante.

« J’espère avoir une bonne opportunité. C’est difficile … Un volant à temps complet, ça fait une grosse différence, travailler avec son crew chief et ses gars tout le temps. »