Chip Ganassi le savait en engageant fin 2006 le pilote Colombien avec qui il avait travaillé en 99 et 2000 en CART, Juan-Pablo Montoya ne se prive pas pour dire ce qu’il ressent et surtout, ne prend pas de gants.

Ce week-end l’a encore prouvé puisqu’après l’annonce du troisième changement de crew-chief au sein de l’équipe #42, Montoya a immédiatement demandé un rendez-vous avec son patron, lequel a dû prendre son avion depuis Indianapolis pour rejoindre Charlotte le samedi précédant les 500 Miles d’Indianapolis et les Coca-Cola 600. Le Colombien avait vivement fait part de sa frustration lorsqu’il a appris le départ de Jimmy Elledge avec qui il obtenait de bons résultats au profit de Brian Pattie nécessitant une nouvelle période de rodage.

« Je lui ai dit tout ce que je pensais. Le but de cette réunion est de faire en sorte que tout ce qui s’est passé se change en résultats. Et s’il pensait (ndlr : Chip Ganassi) venir ici et me calmer, eh bien la seule chose qui me calmera sera de mieux rouler.« 

En tout cas au vu de sa première course avec son nouveau crew-chief, le moins que l’on puisse dire est que le résultat obtenu n’est guère encourageant. Après une qualification désastreuse, Montoya est parvenu à rentrer dans le top-20 juste avant de s’accrocher avec Patrick Carpentier et de faire un détour dans le gazon.

« Si j’étais resté sur la piste, j’aurais certainement causé l’un des plus gros accidents que vous auriez vu de toute l’année. La voiture 10 sortait du virage 4 et est venu à la corde et m’a heurté. Je suis descendu sur l’ovale et il m’a emporté sur l’herbe. je n’avais pas d’autre endroit où aller. J’aurais pu l’accrocher ainsi que la moitié du peloton, mais j’ai décidé d’aller dans l’herbe.« 

« J’ai essayé de faire les choses intelligemment. Si j’avais été agressif, je l’aurais accroché même s’il le méritait, et j’aurais été OK avec ça. Ca a été une dure semaine, mais c’est la course.« 

Pour l’écurie Ganassi, l’objectif est maintenant d’établir des bases solides en stabilisant son effectif. Ceci devrait permettre à Montoya de se sentir en confiance avec son chef d’équipe, sans quoi, les résultats continueront de s’affaiblir. Et dire qu’en début de saison Ganassi faisait pression sur son pilote pour qu’il soit dans le Chase…