Danica Patrick n’a pas son pareil en ce qui concerne sa manière d’extérioriser ce qu’elle ressent. Son fameux coup de pied au sol est désormais célèbre lorsqu’elle est frustrée.

A maintes reprises on a pu apercevoir que Patrick avait un fort caractère. Cette force, c’est tout d’abord son père qui lui a inculquée. Toutes les personnes qui lui ont serré la main peuvent en témoigner, elle a une sacré poigne ! Son père avait l’habitude de lui dire : « Shake it like you mean it.« , que l’on peut traduire par : « Serre lui la main de sorte à ce qu’il comprenne. » Il est évident que Danica Patrick ne joue pas un rôle en affichant ses émotions. Elle est naturelle. L’un des exemple le plus frappant est celui-ci. Durant ces années de karting, Patrick s’est fait couper la trajectoire par un pilote qui sortait des stands. Lors de son arrivée au box, elle s’est empressée d’aller exprimer sa façon de penser à un grand gaillard de plus de trente ans. Elle n’en avait que 16… Ensuite elle s’est forgée lorsqu’elle a quitté sa terre natale en direction de la Grande Bretagne. Lorsqu’elle parle de ces années là-bas, elle n’hésite pas à les décrire comme les plus difficiles de sa vie. En effet loin de sa famille, pas vraiment acceptée dans les paddocks, Patrick a dû puiser au plus profond d’elle même pour se faire respecter sur les circuits et acquérir une crédibilité que peu voulait lui accorder.

C’est donc avec un moral d’acier qu’elle arriva en IndyCar en 2005 au sein de la structure de Bobby Rahal et David Letterman. Là encore dans sa première saison, elle n’a pas hésité à se faire respecter. Buddy Lazier peut en témoigner. Nous sommes le 16 octobre 2005 à Fontana, dernière course de la saison. Danica Patrick a démontré toute l’année qu’elle avait bel et bien sa place en IndyCar. Son objectif dans cette dernière manche ? la victoire. Mais un accrochage avec Buddy Lazier en décida autrement. Lazier a fermé la porte à Patrick qui s’en plaignait depuis plusieurs tours et les deux voitures sont partis heurter le mur à 200mph. Dans l’ambulance, les deux pilotes se sont retrouvés. Et Lazier a dû faire face aux remontrances de Patrick. Il en a plaisanté lui-même en déclarant qu’elle l’avait giflé. Mais Patrick a rapidement démenti.

D’autres accrocs sont venus se rajouter à celui-ci. L’accrochage avec Dan Wheldon à Milwaukee en 2007, ses mots avec Ryan Briscoe à Indy cette année, et maintenant la « rivalité » ( si l’on peut dire…) avec Milka Duno. Sur ce point, je vous invite à regarder la vidéo montrant les différentes tentatives de dépassement de Patrick pendant les essais libres. le moins que l’on puisse dire est que Duno n’a pas vraiment mis de la bonne volonté pour laisser la trajectoire à la pilote Andretti-Green Racing. Alors pourquoi tant de haine envers Patrick ?

Tout d’abord il faut être objectif, le fait qu’elle soit une femme dérange plus ou moins. Certains fans ont encore du mal à l’accepter. Un exemple, sa victoire au Twing Ring de Motegi qualifiée de chanceuse par certain. Quand elle était plus légère, ces mêmes spectateurs s’en plaignaient jugeant qu’elle avait un avantage. Mais quid de sa résistance aux G dans les courbes ? Sa légèreté l’handicape dans le sens où elle doit travailler davantage pour renforcer sa musculature par rapport aux hommes. Enfin ses coups de sang : si l’on cherche un peu il est aisé de retrouver des pilotes aussi sanguin. Alex Zanardi à Vancouver en 1996 après s’est fait sorti par P.J. Jones, Paul Tracy, à maintes reprises en CART, Jimmy Vasser envers Bryan Herta là aussi à Vancouver pour ne pas l’avoir laissé passer alors qu’il jouait le titre, Michael Andretti à l’encontre de Paul Tracy à Milwaukee en 1998. Tous ces pilotes ont du caractère et n’ont jamais été si critiqué. Et ne parlons pas des pilotes de NASCAR (Tony Stewart, Robby Gordon, Matt Kenseth et Carl Edwards…)

En conclusion on peut dire que Danica Patrick est une pilote façon « old school », qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Et une chose est certaine, des pilotes comme ça ne sont que bénéfiques à l’IndyCar.

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