Joey Logano en Nationwide c’est :

  • 11 départs
  • 2 pole positions
  • 1 victoire
  • 97,8% des tours complétés sur les 11 courses auxquelles il a pris part

Avec de telles statistiques, il est difficile de penser que ses débuts peuvent s’avérer difficile. En effet il arrive dans l’équipe la plus en forme du moment, l’écurie de pointe du constructeur Toyota et il pourra certainement compter sur ses coéquipiers pour le guider dans le monde de la Sprint Cup et surtout dans les possibilités gigantesques de réglages de sa Camry numéro #02. Si l’on ne regarde que cette face tout semble prometteur.

Pourtant il y a un bien une face cachée de l’iceberg. D’abord Logano effectue ses débuts sur le tri-ovale de Richmond. Cette piste est difficile puisqu’elle demande une grosse technique dans le pilotage. Aux lignes droites se succèdent des virages relativement serrés demandant un freinage puissant en appui. Autrement dit, à la fois le pilote et la voiture devront être au maximum de leurs capacités si la jeune pousse ne veut pas passer une nuit cauchemardesque.

Ensuite la période de ses débuts. Richmond marque la dernière épreuve du la course au Chase. Le top-12 n’est pas verrouillé et quatre pilotes sont en lutte pour les deux dernières places qualificatives à savoir : Denny Hamlin, Clint Bowyer, David Ragan et Kasey Kahne.
Cela signifie qu’une certaine tension sera palpable sur cette piste. Et il devra bien entendu éviter de gêner ces pilotes au risque de se voir désigner comme un ennemi si l’un des quatre prétendants au Chase manque sa qualification à cause de Logano.

Même si ses coéquipiers seront prêts à l’accueillir et à l’aider, il ne faut pas oublier que mis à part Kyle Busch, les deux autres pilotes Joe Gibbs Racing ont respectivement un objectif. Tony Stewart veut gagner sa première course de la saison et ainsi récupérer 10 points bonus. De son côté Denny Hamlin est deux rangs au-dessus de la zone rouge. Une bonne performance lui est donc nécessaire sur une piste qu’il affectionne et où il signe habituellement d’excellents résultats.

Enfin le dernier point en défaveur de Logano est l’enthousiasme tout relatif des pilotes d’expériences comme Jeff Burton. En effet Burton est arrivé en Cup à l’âge de 26 ans et à dû prouver ce qu’il valait en Busch Series pendant cinq années.
« La façon dont je suis arrivée était mieux que la sienne aujourd’hui. Moi, j’avais le temps de grandir en tant que pilote mais surtout en tant que personne. Je pense que c’était mieux que de jeter un gamin de 19 ou 20 ans dans ce milieu. Je ne suis pas en train de dire que c’est mal de faire ça, je pense simplement que ça m’a bien servi personnellement.« 

Dale Jr se souvient qu’à son âge, il ne pensait même pas devenir un pilote professionnel lui qui est arrivé en Cup à 24 ans :
« Ce n’était pas ma préoccupation de conduire des stock-cars à cet âge. J’étais chanceux de les piloter. Je n’ai pas conduit de karts ou de Legends Cars et tous ces petits bolides quand j’étais petit. Je n’ai vraiment commencer à piloter des « vraies » voitures qu’à partir de 16 ou 17 ans et je les partageais avec mon frère toutes les semaines.« 

« Nous ne gagnions pas et je ne savais pas ce que le future me réservait.(…) Je me souviens comment j’étais à 18 ans. Je n’avais pas la mentalité et la maturité pou maîtriser ces choses dans les garages et en dehors. Je pense que où les propriétaires et les mentors devront être le plus prudents, est toute l’attention qu’il va recevoir en dehors de la voiture.« 

Pour Logano, ce week-end est donc primordial. Mais des performances étincelantes ne sont pas nécessaires puisqu’il aura d’autres occasions de se montrer avec le Gibbs Racing mais également avec la Hall of Fame Racing (lieu qu’il rejoindra sans doute « Le Hall of Fame », s’il réalise les mêmes performances qu’en Nationwide.)