Pour la troisième année consécutive, Kevin Harvick a décroché son billet pour les playoffs et tentera de jouer les troubles fêtes dans l’optique du championnat. Malgré une saison régulière assez décevante et bien loin de 2006 où il avait trois victoires à cette époque, les chances de bien figurer pour Harvick sont peut-être plus élevées qu’il n’y parait.

Troisième du classement général au soir des Food City 500 (cinquième rendez-vous de la saison), Kevin Harvick avait bien entamé son début d’année en réalisant quatre top-10 en cinq courses. Seulement voilà, son milieu de saison ne fut pas du tout à la hauteur puisqu’il n’avait réalisé qu’un seul top-10 supplémentaire au soir de Coke Zero 400 à Daytona, soit un seul top-10 en treize épreuves disputées ! Pas vraiment des résultats de « chaser » potentiel…

Mais dès Chicagoland, le pilote RCR se réveillait afin d’espérer se qualifier pour les playoffs, puisqu’il pointait à la treizième place du général à ce moment là. Et visiblement Harvick a compris le message puisque lors des huit derniers rendez-vous, il a réalisé sept top-10. Son seul top-10 manquant provient de son accrochage accidentel avec un Kurt Busch en perdition à Indianapolis.

Harvick a donc finalement terminé la saison régulière avec six top-5, douze top-10 mais sans victoires (il n’a d’ailleurs plus remporté de course depuis le Daytona 500 2007 en NASCAR Sprint Cup, soit 61 rendez-vous sans succès). Sa septième place au général après l’épreuve de Richmond lui a permis de valider son ticket pour les playoffs qu’il débutera en onzième position avec 5000 points.

Harvick ne semble donc pas favori pour accéder au titre, loin de là. Et pourtant si l’on regarde les statistiques sur les neuf dernières courses, on s’aperçoit qu’Harvick est le quatrième pilote à avoir marqué le plus de points derrière le trio infernal Kyle Busch – Carl Edwards – Jimmie Johnson qui ont d’ailleurs remporté ces neuf rendez-vous à eux trois.

Harvick a marqué 1267 points depuis Daytona inclus, ce qui ne fait que 142 de moins que Edwards qui en a marqué le plus sur cette période (donc 1409). Ce qui est loin d’être ridicule face à ces trois machines de guerre.

Si Harvick continue avec cette régularité, il pourrait donc bien venir jouer les troubles fêtes comme Clint Bowyer l’année dernière, à moins que Kyle Busch, Carl Edwards et Jimmie Johnson n’écrasent à nouveau la concurrence durant les playoffs…