Les 24 Heures de Daytona 2009 se sont très vite présentées comme une bagarre à six : les deux voitures du Chip Ganassi Racing (Montoya / Pruett / Rojas et Franchitti / Dixon / Lloyd), les deux du Brumos Racing (Donohue / Law / Rice/ Garcia et Haywood / France / Borcheller / Barbosa), la Riley Penske (Dumas / Briscoe / Bernhard) et la Dallara Suntrust (Angelleli / Frisselle / Taylor / Lamy).

Au fur et à mesure de la course, les six sont devenues quatre : la Riley de Dario Franchitti perdait du temps suite à des soucis de frein et la voiture du Penske Racing devait être immobilisée longuement aux stands pour un changement complet de la mécanique arrière.

A trente minutes de l’arrivée, les quatres survivantes n’étaient séparées que d’une seconde et demi, mais plus le drapeau à damier approchait, plus il semblait clair que la victoire se jouerait entre David Donohue et Juan-Pablo Montoya.

Donohue pouvait compter sur son moteur Porsche, manifestement supérieur à tous les autres ce week-end, pour prendre l’avantage sur le banking. Montoya parvenait à le recoller dans l’infield, mais sans jamais parvenir à trouver l’occasion de le dépasser. La faute attendue par le Colombien ne viendra pas.

David Donohue passait donc la ligne d’arrivée en vainqueur, exactement quarante ans après son père Mark qui s’était imposé en 1969 sur une Lola du… Team Penske. Pour le Team Brumos, c’est également la première victoire à Daytona depuis 1978.