Avec cinq voitures, la Roush Fenway Racing dispose de plusieurs armes pour pouvoir jouer le titre. Sans être le leader de l’équipe, Carl Edwards fait partie des valeurs sures. Neuvième du championnat 2007 avec trois victoires, Edwards devait se rattraper d’une fin de saison 2007 décevante.

Pour l’ouverture de la saison à Daytona, Carl Edwards ne pouvait faire mieux que dix-neuvième, mais dès la semaine suivante, le pilote de la Ford Fusion n°99 allait prouver qu’il était en forme dès le début de la saison.

Sur on ovale qui réussi souvent à la Roush Fenway Racing – l’Auto Club Speedway – Edwards allait mener 64 tours avant de décrocher sa première victoire de l’année. Qualifié en seconde position sur le Las Vegas Motor Speedway, il allait de nouveau se montrer performant avec86 tours en tête et une nouvelle victoire.

Cependant cette deuxième victoire allait avoir un goût amer pour Edwards, puisqu’il a allait être pénalisé de cent points de pénalité suite à un bouchon de réservoir d’essence mal serré. Outre les points de pénalité, le pilote de la Roush Fenway Racing perdait les dix points de bonus de la victoire pour le début des playoffs.

Quatrième sur la grille à Atlanta, Carl allait de nouveau se montrer très rapide puisqu’il mènera 33 tours mais son moteur allait céder à cinquante tour du but. Résultat, une quarante-deuxième place qui lui coûtait très cher au championnat puisqu’il se retrouvait maintenant à la dix-septième place du classement.

Seizième à Bristol, puis neuvième à Martinsville, c’est au Texas qu’Edwards allait effectuer son troisième back-flip de la saison après avoir mené 123 des 339 tours. Quatrième à Phoenix, c’est à Talladega qu’il connaissait un nouveau coup d’arrêt avec une quarantième place.

Mais à partir de Richmond et pour une durée de sept courses, il allait se classer à chaque fois dans le top-10 ce qui lui permettra de revenir dans le top-5 du championnat.

Septième à Richmond, il terminait deuxième à Darlington derrière Kyle Busch. Neuvième au Lowe’s il était de nouveau devancé par le plus jeune des frères Busch lors de la course de Dover. Neuvième à Pocono, il était septième au Michigan avant de terminer sa série par une neuvième place à Sonoma. Résultat lors de ces sept coures, Edwards est remonté de la dixième à la quatrième place du classement.

Dix-septième à Loudon, il allait, à Daytona, pour la troisième fois de la saison terminer second une nouvelle fois derrière Kyle Busch. Mais cette fois-ci cela s’est joué à quelques centimètres, car les pilotes étaient au coude-à-coude lorsque le drapeau jaune est sorti.

Trente-deuxième à Chicago, Edwards allait éviter les embûches de l’épreuve d’Indianapolis pour se classer… second, mais cette fois-ci derrière Jimmie Johnson.

A Pocono, pour la seconde course de la saison sur cet ovale, Edwards allait mener 53 tours pour décrocher sa quatrième victoire de la saison. Neuvième pour la seconde course routière de la saison, Edwards allait continuer sur sa bonne dynamique avec une victoire au Michigan après avoir mené 84 tours.





Edwards usera d’un bump pour dépasser Kyle Busch en fin d’épreuve.

© John Harrelson / Getty Images for NASCAR

A Bristol, Edwards allait de nouveau mener 84 tours et il allait effectuer un superbe bump sur Kyle Busch pour aller décrocher sa cinquième victoire de la saison. Sixième sur l’Auto Club Speedway, il terminait la saison régulière avec une treizième place à Richmond.

Bien évidemment qualifié pour le Chase, le pilote de la Roush Fenway Racing le débutait avec un bonus de 50 points.

Très en forme dès le début des playoffs, Edwards menait 61 tours, avant de se classer troisième sur le New Hampshire Motor Speedway. De nouveau aux avant-postes à Dover, il se classait encore troisième.

Deuxième au Kansas, derrière Jimmie Johnson, après avoir tout tenté dans le dernier virage, Carl Edwards s’affirmait de plus en plus comme un favori pour le titre.

Malheureusement à Talladega, il allait enregistrer son second abandon de l’année sur une erreur incroyable. Alors qu’il était revenu dans les premières places à une vingtaine de tours du but, il a très mal drafté avec son équipier Greg Biffle. Résultat un big-one l’impliquant avec Biffle et son coéquipier Matt Kenseth. La vingt-neuvième place à l’arrivée lui faisait très mal par rapport à Jimmie Johnson, qui marquait de gros points lors de cette course.

Edwards espérait bien se rattraper de sa bévue sur le Lowe’s Motor Speedway, mais ce sont des problèmes d’allumage qui allaient empêcher le pilote de la Ford n°99 de défendre ses chances. Trente-troisième, il signait un second résultat blanc de suite qui allait s’avérer salvateur pour le titre.

Dans le jardin de Jimmie Johnson à Martinsville, Edwards savait qu’il serait difficile de reprendre des points au pilote de la Hendrick Motorsports. Bien que troisième de la course, il ne pouvait empêcher Johnson de s’imposer et de continuer à creuser l’écart au championnat.

A Atlanta, il allait prendre sa revanche par rapport à la première course de la saison en s’imposant après avoir mené 98 tours.

Sur le Texas Motor Speedway, il était une nouvelle fois au-dessus du lot puisqu’il a mené pas moins de 212 des 334 tours! Alors qu’il se devait de prendre de risque pour reprendre des points, à Johnson,Edwards et son crew-chief ont tenté un pari fou basé sur la consommation. S’étant avéré payant, ce pari a permis à Edwards de reprendre de gros points, grâce à sa victoire, sur une Johnson en difficulté.

A Phoenix, il ne pouvait faire mieux que quatrième alors que Johnson s’imposait de nouveau. Avec 141 points de retard avant la dernière manche, Edwards n’avait d’autre choix que de gagner en espérant une déconvenue du double champion en titre.

Qualifié quatrième, il allait de nouveau dominer la course avec 157 tours en tête. Une nouvelle fois Edwards a remporté la course après avoir réussi une nouvelle fois une stratégie à la consommation. Malheureusement pour le pilote de la Roush Fenway Racing, Johnson ne connaîtra pas de problème et serra sacré champion pour la troisième fois de suite.

En 36 courses cette, Carl Edwards est le plus victorieux, avec neuf succès, il est aussi celui qui compte le plus de top-5 et de top-10, avec respectivement 19 et 27. C’est aussi Edwards qui a remporté le plus de gain sur l’ensemble de la saison avec 7 892 075 dollars. Enfin, c’est Edwards qui a la meilleure place moyenne à l’arrivée avec 9,5.

Finalement Carl Edwards aura été le meilleur pilote sur l’ensemble de la saison, mais il aura souffert de deux résultats blancs en milieu des playoffs. Très régulier dans les dix dernière courses – hormis les épreuves de Talladega et du Lowe’s – Edwards a réussi à enchaîner les très bons résultats, mais n’a rien pu faire contre la régularité de Jimmie Johnson.