C’est un Helio Castroneves très ému qui a franchi la ligne et c’est en sanglot qu’il s’est adressé à son équipe dans le tour de décélération. Après s’être immobilisé dans la ligne droite avant il a pleuré sous son casque avant d’être notamment félicité par son équipier Ryan Briscoe.

Parti de puis la pole position, Helio Castroneves conservait l’avantage au premier virage, mais le grabuge venait de la troisième ligne lorsque Mario Moraes et Marco Andretti se sont percutés dans le virage n°1. Cet accrochage était lourd de conséquence pour les deux jeunes pilotes car ils devaient abandonner. Même si Andretti a pu revenir à son stand il a dû se résoudre à mettre pied à terre.

2009 marquait la première fois depuis 2001 qu’un drapeau jaune était sorti dès le premier tour. C’était également la troisième fois qu’Helio Castroneves menait le premier tour des 500 miles après 2003 et 2006. Gil de Ferran et Sam Hornish Jr., ses coéquipiers respectifs s’étaient alors imposés.

La relance s’effectuait au tour n°6 avec Castroneves en tête devant Franchitti. C’est à l’agitation du drapeau vert qu’Alex Lloyd décidait décidait de repasser par les stands pour réparer. La sanction était immédiate puisqu’il perdait un tour.

Il faudra attendre le début du septième tour pour voir le premier changement de leader de l’épreuve lorsque Dario Franchitti – vainqueur en 2007 – a plongé à l’intérieur du Brésilien. L’Ecossais était toujours en tête au 21ème passage lorsque la deuxième neutralisation de la journée a été sortie. Ryan Hunter-Reay fut le premier pilote d’une longue liste à être victime du virage n°4.

La monoplace n°21 terminera sa course dans la ligne des stands et Hunter-Reay sans sortira sans bobo. Lors de cette neutralisation, tous les pilotes sont allés ravitaillés et Franchitti est ressorti en tant que leader. Briscoe, Castroneves, Dixon et Rahal complétaient le top-5.

Le drapeau vert était agité au tour n°28 et Franchitti allait mener jusqu’au tour n°54 avant de se faire dépasser par Ryan Briscoe. Deux boucles plus tard le drapeau jaune était de nouveau sorti après que Graham Rahal soit allé brosser le mur.

Encore une fois c’était dans le virage n°4 que le jeune pilote de la Newman Haas Lanigan Racing se faisait piéger. L’équipe de Carl Haas pouvait alors remballer et se tourner vers l’épreuve du Milwaukee, puisque Doornbos avait lui aussi brosser le muret quelques tours plus tôt et devait abandonner.

La relance sera donnée au tour n°63 avec Briscoe en tête, pour la première fois de sa carrière à Indy, devant Dixon et Franchitti.

Mais le pilote Australien du Team Penske allait rapidement déchanter, puisque les pneumatiques qui lui avaient été montés lors de l’arrêt aux stands quelques instant plutôt lui faisait manquer cruellement de grip. Il s’est donc arrêté sous drapeau vert et a perdu un tour.

Briscoe récupérera son tour de retard lors de la neutralisation suivante, au tour n°83, lors qu’en accord avec son équipe il est resté sur la piste alors que les leaders sont rentrés. Cette nouvelle neutralisation était dû à un énième contact avec le mur extérieur dans le virage n°4, c’était cette fois-ci l’œuvre de Davey Hamilton.

Relancée au tour n°90, la course était interrompue huit tours plus tard avec l’accident de Tony Kanaan dans la ligne droite arrière. La monoplace n°11 a percuter violemment le mur à deux reprises, mais Tony Kanaan a pu s’extraire seul de sa carcasse.

« Je ne sais pas ce qui est arrivé. Quelque chose à cassé dans le milieu de la ligne droite arrière. J’ai tapé le mur de manière violente a deux reprises. Je dois remercier la sécurité » a déclarer Kanaan à la sortie du centre médical. C’est la première fois que le pilote Brésilien de l’écurie Andretti Green Racing ne mène pas au moins un tour à Indianapolis.

La meute était libérée au tour 109 avec Scott Dixon en tant que leader devant son équipier Franchitti.

Auteur d’un début de course très propre, le Français Nelson Philippe allait lui aussi être la victime du virage n°4. « C’est une honte. Nous faisions une bonne course, j’ai attaqué un peu trop fort. C’était un contact léger, mais ça a suffit. »

Lors du ravitaillement général, Franchitti perdait gros en repartant trop tôt. Il s’arrêtera néanmoins à temps pour éviter les dégâts et pour permettre à son équipe d’enlever le tuyau servant au ravitaillement en carburant. Auteur de la même mésaventure, Meira n’avait pas la même chance, puisqu’un incendie se déclarait sur sa monoplace. Les flammes furent rapidement maîtrisée et il pu rapidement repartir.

La relance était donnée au tour °141 avec Dixon en tête devant Castroneves, mais dès le tour suivant le Brésilien reprenait les commandes de la course. Ce changement pour la tête représentait le millième changement de leader de l’histoire des 500 miles d’Indianapolis.

A quarante tours du but, c’est Justin Wilson qui partait en tête à queue à l’entrée du virage n°& ce qui déclenchait l’avant-dernière neutralisation de la course. Tous les pilotes décidèrent de repasser aux stands pour la dernière fois et c’est Ryan Briscoe qui faisait la bonne opération en gagnant six places et en ressortant en seconde position derrière son équipier Castroneves.

Malheureusement pour Briscoe son équipe n’a pas mis assez de carburant dans son réservoir et il a dû repasser par les stands une nouvelle fois lors de la dernière neutralisation. Le dernier drapeau jaune est intervenu à 25 tours du but quand Meira et Matos se sont accrochés à l’entrée du virage n°1.

Meira a alors glissé le long du mur absorbeur de chocs et s’en est sorti avec une grosse frayeur. Matos de son côté était indemne. La réparation du mur SAFER a pris plusieurs tours et aucun des leader n’a décidé de repasser par les stands.

Dès le restart Castroneves a pris ses distances avec Dan Wheldon et Danica Patrick et s’est montré intouchable pour finalement décrocher sa troisième victoire sur le Brickyard. Wheldon, Patrick, Townsend Bell et Will Power complètent le top-5.

Scott Dixon est sixième devant Franchitti, Ed Carpenter, Paul Tracy et Hideki Mutoh. Ryan Briscoe n’a pu remonter qu’en quinzième position.