La Dallara n°99 aux couleurs de HER Energy engagée conjointement par le Chip Ganassi Racing et par le Sam Schmidt Motorsport attirait l’attention sur la grille de départ, et pas seulement à cause de sa robe d’un rose du plus bel effet.

Son pilote, le jeune Britannique Alex Lloyd, s’était en effet montré très à l’aise pendant tout le mois de mai. Et s’il ne figurait pas parmi les favoris de l’épreuve, il en restait l’un des outsiders capable de s’immiscer dans le top 10 sans trop de souci.

Un souci, Lloyd en connaissait pourtant un dès le début de course. Sur ordre des officiels, l’ancien champion Indy Pro Series était contraint de marquer un arrêt dès le septième tour en raison d’un feu arrière baladeur. Cet arrêt imprévu reléguait la Dallara n°99 à un tour. Un fâcheux contretemps qui obligeait Lloyd à cravacher ferme pendant la première moitié de l’épreuve afin de revenir dans le tour du leader, ce qu’il parvenait à faire juste après la mi-course.

A partir de là, il ne relâchait pas son effort et coupait la ligne d’arrivée à la treizième place. Un bel exploit qui faisait néanmoins naitre quelques regrets chez Alex et son équipe, qui auraient sans doute pu viser un très beau résultat sans leur problème.

« Nous sommes un peu déçus car nous avions une voiture capable de jouer au premier plan », expliquait Alex Lloyd après l’arrivée. « Notre feu arrière est tombé au tout début de l’épreuve et nous avons été obligés de nous arrêter sous régime de drapeau vert, ce qui nous a fait perdre un tour. Nous avons réussi à rattraper ce tour de retard, mais autant j’arrivais à suivre le rythme sans problème quand je roulais avec les meilleurs, autant quand j’étais dans le peloton, je perdais soudain quelques miles/heure. Je n’étais pas le seul dans ce cas, d’autres voitures ont eu le même problème. Toute l’équipe a fait du bon travail. Les circonstances n’ont juste pas tourné à notre avantage. C’est vraiment dommage car nous aurions au moins pu faire un beau top 10. »

Si Alex n’amusait pas le terrain en piste, l’action ne manquait pas non plus dans les stands. Sa femme Samantha, enceinte de leur deuxième enfant (dont la naissance était prévue pour le lendemain des 500 Miles), commençait en effet à sentir les premières contractions pendant la course !

« Je n’étais pas au courant », assurait Alex. « Je n’y ai même pas pensé pendant la course. Alors quand elle m’a m’a dit qu’elle avait des contractions toutes les dix minutes, je me suis dit « Oh oh ». Vous savez, il y a toujours beaucoup de trafic pour quitter le circuit ! En tout cas, je suis heureux que la course soit finie car je peux me consacrer à elle à 100%. La semaine a été difficile à gérer, sachant que le bébé pouvait arriver n’importe quand, et que je ne pouvais pas être disponible en raison de tous mes engagements. La course a été plutôt correcte, et qui sait, peut-être aurons nous un bébé ce soir. Donc, effectivement, c’est une bonne journée ! ».