Depuis toujours Helio Castroneves fait partie des figures les plus emblématiques des paddocks de l’IndyCar aux Etats-Unis. Depuis son arrivée en CART en 1999 chez Tony Bettenhausen, son sourire peu importe les évènements le rend vraiment d’attachant. Diablement rapide, bon metteur au point, humble, il possède désormais l’expérience pour compléter sa palette déjà très impressionnante. Doué sur tous types de circuits, il fait partie des pilotes que tous les propriétaires rêvent d’engager.

Pourtant l’un des meilleurs pilotes du championnat a failli ne pas participer au championnat 2009. Absent de la première course, l’annonce de sa relaxation a été accueilli comme une petite surprise lors du week-end à Long Beach. Arrivé le samedi même, Castroneves n’a pas mis longtemps pour récupérer ses marques. Hormis de petites fautes au freinage et dans le trafic, il s’est rapidement remis dans le rythme pour au final accrocher une très belle septième place. A ce moment, il pointait au 19ème rang du championnat et beaucoup de personnes pensait que 2009 ne serait qu’une sorte d’exhibition pour le désormais triple vainqueur à Indy. Mais deux semaines plus tard, sur l’ovale du Kansas, le pilote Penske a étonné ses détracteurs en accrochant une superbe deuxième place. Avec ce résultat, il réalisait un gigantesque bond en avant au classement pour arriver en 10ème position.

Puis est venu le mois de mai, synonyme de préparation aux 93èmes 500 Miles d’Indianapolis. Durant l’ensemble des séances d’essais, Castroneves n’a jamais fait mine de relâcher ses efforts. Régulièrement en tête des essais libres, Poleman, vainqueur du concours de pitstops, il s’en est allé cueillir un troisième succès historique dans la plus grande course de monoplaces au monde. Et le voilà qui pointe en deuxième position du championnat, à seulement cinq points de Dario Franchitti… C’est sans conteste la plus belle histoire de ce début de saison. Et dire que ses adversaires auront des jokers à utiliser… Castroneves a déjà rattrapé son retard sans avoir commis le moindre faux pas.

A 34 ans c’est donc tout naturellement qu’il pointe son regard maintenant sur le tant convoité titre de champion IndyCar qui jusqu’à présent s’est toujours refusé à lui. Il lui reste 13 courses pour y parvenir et pour devenir le plus beau champion de l’histoire de l’IndyCar.