Peugeot a sans aucun doute appris de ses précédents échecs. Pour leur troisième participation aux 24 Heures du Mans, les Peugeot 908 ont signé un doublé en ne laissant aucune chance à Audi et ses nouvelles R15 TDI. A l’arrivée c’est la Peugeot n°9 pilotée par Marc Gené, David Brabham et Alexander Wurz qui s’est imposée avec un tour d’avance sur la Peugeot n°8 pilotée par Sébastien Bourdais, Frank Montagny, Stéphane Sarrazin et six tours d’avance sur l’Audi n°1 des tenants du titre Allan McNish, Rinaldo Capello et Tom Kristensen.

C’est grâce à une vitesse de pointe bien plus importante que les Peugeot ont réussi à mettre suffisamment d’écart avec leur rivaux et ainsi de pouvoir se permettre de gérer. Audi, qui règne en maître sur l’épreuve depuis maintenant une dizaine d’année a rapidement perdu deux de ses trois voitures à la suite d’un accident et d’une casse mécanique. A partir de là, seule l’Audi n°1 pouvait défendre l’honneur de la marque aux anneaux, mais le rythme imposé par les Peugeot était tout simplement trop élevé ce week-end.

Malgré une course solide, les tenants du titre n’ont jamais été vraiment menaçant, la faute à des problèmes mécaniques récurrent et une surchauffe chronique de la nouvelle Audi R15. A l’arrivée, Audi peut même s’estimer heureuse de terminer sur le podium. Elle aurait en effet bien pu se faire reprendre par les surprenantes Lola Aston Martin.

En LMP2, la course s’est résumée à un duel entre les Porsche RS Spyder de la Team Essex et de la Navi Team Goh. Malheureusement pour ces derniers, un incident en toute fin de course a mis fin à leur espoirs. C’est donc finalement la Team Essex qui s’est imposée devant la Lola-Judd de Speedy Racing Seba et la Pescarolo-Mazda de la Oak Racing.

Sans vraie rivale, c’est l’écurie Corvette Racing qui s’est imposé en LMGT1 avec la voiture n°63. Après 22 heures de duel avec la n°64, la n°63 a profité de l’abandon de la première pour décrocher la victoire.

Enfin en LMGT2, c’est un raz de marée Ferrari avec en équipe de pointe la Risi Competizione qui s’impose pour la deuxième année de suite avec sa F430 GT devant celle de la JMW Motorsports.

A noter que la course a été neutralisée à de nombreuses reprises pour une durée totale de 2h42.