En cette période estivale, les monoplaces d’IndyCar écumeront une série de cinq courses sur circuits routiers et urbains. Entammée sur le Glen par la victoire de Wilson, le championnat se dirige vers le Canada, plus précisément dans les rues de Toronto. Laissée de côté en 2008 suite à la fusion « ChampCar/IRL », Michael Andretti a volé au secours des organisateurs pour reprendre la main sur la course.

Déjà en charge de l’épreuve de St. Petersburg en Floride depuis 2005 avec beaucoup de réussite, Andretti-Green Racing ajoute un rendez-vous à son planning. Mais le choix de Toronto, hormis pour le côté historique du lieu, s’explique aussi par les liens qui unissent le circuit au pilote Michael Andretti.

Vainqueur ici à sept reprises entre 1989 et 2001, Andretti a pris le départ de six éditions entre 1989 et 1995 avec comme résultats cinq victoires et une deuxième place. A noter qu’il n’a pas participé à l’épreuve en 1993 alors qu’il roulait en Formule Un aux côtés d’Ayrton Senna chez McLaren-Ford.

Voici les raisons qui ont poussées Andretti à sauver Toronto :
« Evidemment, avec autant de succès ici, j’ai beaucoup de bons souvenirs. Ca a toujours été un super rendez-vous, et j’aime Toronto. Pour moi, c’était dommage d’être en train de laisser Toronto. Quand j’ai entendu ça, le première chose que j’ai dite est ‘Nous devons faire notre devoir et voir si nous pouvons en faire un succès et ne pas finir fauchés. (…) Pour le moment on a dépassé nos attentes. Je suis assez excité.« 

« L’élément principal est que l’on peut dépasser ici, particulièrement dans la ligne droite arrière. Si le gars devant vous bloque au virage 3, vous pouvez quand même l’avoir à l’extérieur en sortie de virage. Je pense également que c’est un circuit qui impose un rythme. Je me suis toujours amusé et je pense que tout pilote qui vent ici apprécie le circuit. Il y a eu des discussions à propos de changements sur le tracé et j’ai dit : ‘Mince non. Pourquoi le changer s’il n’est pas abîmé ?’« 

Intérrogé sur son meilleur souvenir à Toronto, Andretti retient une victoire en particulier :
« Je dirais probablement la dernière en 2001. Je suis tombé au fond du peloton, j’ai presque perdu un tour. Je me suis battu durant toute la course. On a toujours fait ce qu’il fallait et on a rendu la voiture vraiment rapide à la fin et j’ai doublé beaucoup de voitures. C’était très amusant.«