Oubliées les années difficiles en CART puis en ChampCar en fond de grille avec des pilotes payants. Débarassée de son image de faire-valoir, Dale Coyne est rentré dans le cercle des vainqueurs du plus prestigieux championnat de monoplaces nord-américain.

Grâce à l’expérience de l’ingénieur Bill Pappas associé au talentueux pilote britannique Justin Wilson, Dale Coyne Racing poursuit les bonnes intentions dévoilées en 2008 avec Bruno Junqueira. Et le renouveau de l’écurie est à lier avec la fusion « ChampCar/IRL ». Moribonde en ChampCar, le passage en IndyCar a remis les choses à plat pour la petite écurie qui a pu ainsi refaire son retard par rapport à ses rivales.

Désormais, après 558 départs à la fois en tant que pilote et propriétaire et 25 ans de présence en IndyCar, Dale Coyne a enfin obtenu le but tant attendu de tout patron d’écurie. Pourtant cette victoire fut loin d’être facile. Très en verve lors du début de saison, Justin Wilson semblait marquer le pas lors des quatre dernières courses. Mais la course de Watkins Glen représente le tournant de la saison pour le Britannique et son équipe. Solidement accroché en deuxième position durant les trois premiers tours, Wilson a porté une attaque musclée et pleine de confiance à la chicane pour ravir la première place à un Briscoe qui ne voulait pas abdiquer. Dès lors, la domination de Dale Coyne fut totale avec 49 tours menés sur les 60 que comptait l’épreuve. Toute la famille de l’IndyCar n’a pas manqué de saluer cette superbe performance pour l’un des patrons le plus passionné et le plus courageux.

« Vous avez une passion pour ça et vous l’adorez, et vous continuez à vous battre et à avancer. Quand nous étions dans des années maigres, mauvaises, que nous n’avions pas de sponsors, ca vous force à essayer plus fort encore et je pense que cela a payé. Ces dernières années, nous avons essayé de faire un meilleur boulot avec ce que nous avons réunis.« 

En effet, si l’écurie Dale Coyne est si justement appréciée, c’est avant tout pour son patron qui a toujours su se démener pour rester parmi l’élite du sport automobile. Sa connaissance de la course et son audace lui ont permis de lancer dans le grand bain des pilotes comme Paul Tracy, Michel Jourdain Jr., Alex Barron et Robbie Buhl. A noter qu’Eric Bachelart a piloté pour Dale Coyne en 1992-1993 puis en 1995.

D’un point de vue plus global, Dale Coyne tient à prouver que l’IndyCar est l’un des bénéficiaire de sa victoire. En effet cela prouve que même les plus petits peuvent gagner lorsque ces derniers s’impliquent corps et âme. Et c’est tout simplement le but que l’IndyCar s’est fixé depuis plus d’une vingtaine d’années.