En arrivant à Toronto, Dario Franchitti savait qu’il avait les capacités de bien figurer. Auteur de deux Poles Position en 1997 pour Hogan Racing et en 1998 pour le Team Green, l’Ecossais se rappelait également de sa victoire en 1999 qui lui a permis de jouer le titre en fin de saison avec Juan-Pablo Montoya.

A l’époque déjà, quatre pilotes étaient en lice pour le titre à mi-saison : Juan Pablo Montoya, Dario Franchitti à sept longueurs, Michael Andretti, et un peu distancé, son coéquipier Christian Fittipaldi en embuscade (qui effectuait sa meilleur prestation avec notamment sa première victoire à Elkhart Lake).

Une décennie après, le vice-champion 1999 et champion 2007 arrive dans la même situation avec toujours trois adversaires pour le titre : Scott Dixon, Ryan Briscoe et Helio Castroneves en observateur privilégié. Etant donné les faibles écarts au championnat, il est impératif non seulement de marquer des gros points, mais également de gagner en cas d’égalité. Et à ce petit jeu, c’est Dixon qui était en tête au nombres de victoires (3 à 2).

Mais Franchitti a immédiatement pris la mesure de son coéquipier en signant une formidable Pole Position et en s’imposant dimanche. Ce succès lui permet de pointer à nouveau en tête du championnat pour trois petits points seulement, soit les points bonus du week-end (le point de la pole et les deux du plus grand nombre de tours menés).

Voici le ressenti de Franchitti sur cette situation : « Je ne pense pas qu’il existe une meilleure bagarre pour le titre que celle avec votre coéquipier. Vous avez le même équipement. Une semaine Scott va être meilleur que moi et la suivante ce sera à mon tour de le devancer. Et on va s’amuser et essayer de battre l’autre.« 

« Tout le monde fait des erreurs, tout le monde peut être pris dans les problèmes des autres. La semaine dernière à Watkins Glen, j’ai été pris en essayant d’éviter deux voitures qui s’accrochaient à la chicane. Ces choses arrivent en course. Tout n’est qu’une question de prise de risques. A plusieurs moments, j’ai senti que si j’en prenais plus ici à Toronto, j’aurais fini ma course en pliant la voiture. Et nous devons finir et continuer à voir l’arrivée.

D’après ces déclarations, nous pouvons voir que Franchitti retient les leçons du passé. Et n’oublions pas qu’avec Helio Castroneves, il est le pilote le plus expérimenté parmi les prétendants au titre. Alors Franchitti, favori pour un deuxième sacre ? Réponse dans sept courses…