Faits d’après course :

Pour le retour de l’épreuve canadienne dans le calendrier IndyCar, le moins que l’on puisse dire est que le spectacle était au rendez-vous. Les pilotes s’en sont donnés à coeur joie en nous offrant de beaux travers, des blocages de roues, des dépassements.

Dario Franchitti a donc parfaitement géré son week-end. Après avoir signé la Pole Position comme en 1997 et 1998, il a mené une course pleine d’intelligence et de réussite pour aller chercher sa deuxième victoire sur ce circuit après 1999.

C’est également son 11ème succès en carrière et son troisième de la saison, rejoignant ainsi son coéquipier au plus grand nombre de victoire dans la saison.

L’écurie Chip Ganassi Racing possède désormais six victoires à mi-championnat et porte son total de succès à 30 dans la discipline.

Une nouvelle fois cette année, Ryan Briscoe a terminé deuxième pour la cinquième fois sur les six dernières courses.

En terminant troisième, Will Power est monté pour la deuxième fois sur le podium en quatre départs. A noter qu’il a toujours terminé sixième ou mieux, de quoi faire réfléchir les patrons d’écuries.

Le champion en titre Scott Dixon a pris la quatrième place, sa cinquième arrivée consécutive dans le top-5.

Vainqueur la semaine dernière, le Brtiannique Justin Wilson a décroché son troisième top-5 de la saison.

Déclarations d’après course :

Dario Franchitti : « J’imagine que nous avions le parfait timing au niveau de la stratégie. On a vraiment bataillé du premier relais jusqu’à la fin. On a vraiment usé les pneus tendres et j’étais en difficulté. Ensuite j’ai été bloqué derrière des voitures particulièrement lentes. Moraes en particulier ne fait jamais deux fois la même chose dans les virages, donc je suis resté à l’écart de son chemin et je ne pouvais pas le dépasser. Après nous sommes rentrés aux stands pile au moment où la neutralisation était sortie, ce qui m’a aidé à revenir devant. J’ai doublé quelques voitures et j’ai pu ensuite m’échapper. Ca fait 10 ans depuis ma première victoire ici et ça fait du bien. J’ai passé beaucoup de temps à poursuivre les voitures Ganassi ici et a finir derrière elles. Je dois remercier Chip. Il m’a offert l’opportunité de revenir en IndyCar, donc merci.« 

Ryan Briscoe : « Ce fut une dure journée. Je me suis fait rentrer dedans au virage trois et j’ai eu un pneu crevé. Ca nous a pénalisé. On a effectué des changements drastiques sur la voiture pendant la course et on croisait les doigts pour qu’ils paient. La voiture était géniale et nous avons pu signer d’excellents chronos. C’était une course amusante avec beaucoup de dépassements.« 

Will Power : « Nous étions presque à un tour et je n’avais pas réalisé que je n’avais pas fait mes deux tours en pneus « rouges ». On est rentré une nouvelle fois aux stands pour mettre les tendres jusqu’à la fin. C’est un bon résultat et je me suis tellement amusé. Je n’avais jamais doublé autant de voitures avant dans une course.« 

Paul Tracy : A propos de l’incident avec Castroneves. « C’est difficile à dire. Nous nous battions vraiment fort et Helio économisait du carburant et ralentissait à la fin de la ligne droite arrière. J’ai fait une manoeuvre à l’intérieur plutôt facilement. Je l’ai rejoint assez rapidement, il ne m’a pas bloqué et il m’a laissé suffisamment de place. Ensuite il semblait juste que nous ne pouvions pas déméler nos roues l’un de l’autre. Je ne dis pas qu’il m’a tassé et je ne l’ai pas tassé, mais c’est juste l’un de ces incidents de course. Mais vous devez regarder ça avec du recul. Je n’ai rien à perdre, je suis ici pour gagner et il est là pour marquer des points dans l’optique du championnat. Il devait s’arrêter de toute façon vu l’état de ses pneus, il n’aurait pas fait 10 tours de plus. Helio et moi sommes comme de l’huile sur le feu. C’était agréable d’être de retour ici chez soi et de montrer ce que je peux faire. J’ai montré que j’avais ma place et que je pouvais me battre avec ces gars.« 

Helio Castroneves : « Malheureusement pour nous, c’est une façon difficile de terminer notre week-end. Nous avions une bonne stratégie et nous roulions très bien. Je pensais avoir donné assez de place à Paul pour nous deux mais nous nous sommes accrochés. C’est dommage. S’il y a bien une personne à qui je ne veux pas faire ça ici, c’est bien Paul. Je me sens mal pour les fans. Je n’ai jamais autant été hué de ma carrière. Mais j’aime quand même Toronto.«