Cette année, les leaders du classement général en NASCAR Camping World truck Series ont été assez nombreux. Tout a commencé avec le surprenant Clay Rogers, deuxième de la manche d’ouverture à Daytona et donc propulsé leader vu que le vainqueur de la course (Michael Waltrip – ndlr.) ne marquait pas de points dans cette série.

Matt Crafton est passé premier dès Phoenix avant que son coéquipier Johnny Sauter ne s’immisce en haut du classement à partir de Martinsville où il a signé sa seule victoire de l’année. À Dover, Crafton s’est de nouveau emparé du commandement puis ce fut au tour du rookie Cole Whitt de trôner sur la Truck Series dès Charlotte, après un début de saison très impressionnant. Mais l’euphorie n’allait durer qu’un temps.

Dès la manche suivante au Kansas, Johnny Sauter dominait à nouveau le championnat et restait en tête pendant six épreuves consécutives. Pendant ce temps-là, Cole Whitt perdait des points à chaque rendez-vous, tout comme Matt Crafton (tout de même vainqueur en Iowa), Ron Hornaday faisait preuve d’une irrégularité chronique, Todd Bodine (le champion sortant) ne mettait pas un pied devant l’autre.

Seuls trois pilotes arrivaient à suivre la cadence : James Buescher, qui enfilait les top-10 comme des perles, Timothy Peters (vainqueur à Indianapolis) et surtout Austin Dillon, sur la ‘Victory Lane’ à Nashville et revenu à quatre points de Sauter avant Pocono. C’est d’ailleurs lors de ce rendez-vous qu’il a pris la tête du championnat mais cela n’aura duré qu’un temps.


Incapable de confirmer, Dillon alignait deux courses sans top-10 et Sauter reprenait les devants malgré des résultats très moyens. Et qui en a profité ? Un certain James Buescher.

Pourtant, personne n’aurait misé le moindre centime sur le pilote de la Turner Motorsports après la course de Phoenix et pour cause : il ratait son tour qualificatif et ne participait pas à la deuxième course de la saison. Un handicap d’autant plus grand en Truck Series puisque ce championnat ne propose que 25 courses contre 34 en Nationwide et 36 en Cup. Ajoutez à cela une dernière place à Martinsville suite à un accident et vous comprendrez qu’avec 64 points de retard sur le leader du championnat à l’issue de la quatrième course de la saison, le titre semblait hors d’atteinte pour Buescher.

Et pourtant, l’incroyable s’est produit. Comment ? Grâce à une régularité à toute épreuve et des performances de très haut vol. Jugez plutôt : seize courses, huit top-5, quinze top-10. Il est leader dans ces deux statistiques, à égalité avec Ron Hornaday pour les top-5 et très loin devant les autres en ce qui concerne les top-10. Il ne manque que des victoires, mais si Buescher tient le rythme cela devrait bientôt arriver. Pourquoi pas à Las Vegas où les pilotes régulier de la Cup selon sûrement absents ?

Toujours est-il que les prétendants au championnat sont clairement identifiés aujourd’hui dans la troisième division de la NASCAR. Alors qu’il ne reste que huit courses à disputer, Buescher est donc en tête du classement général alors que son dauphin Johnny Sauter est à douze points. Troisième avec un déficit de seulement quatorze unités, Timothy Peters avance sans faire de brui, mais il est toujours dans le coup. Enfin Austin Dillon n’est pas à enterrer puisqu’il n’est qu’à trois points du pilote Toyota. Mais pour être champion, il faut aligner les top-10 et ne pas connaître de course sans. Et dans ce domaine, James Buescher dispose d’une très grosse longueur d’avance sur la concurrence.