La saison 2012 d’IndyCar est attendue comme celle de la révolution pour les nombreux fans de cette série. Avec une nouvelle monoplace et trois motoristes, les éléments sont là pour rééquilibrer les forces en présence et nous offrir un spectacle encore plus spectaculaire en piste.

Pourtant, plusieurs éléments viennent gêner la marche vers les sommets de l’IndyCar. Premièrement les décisions de la Direction de course ont grandement contribué à faire de la mauvaise publicité à la série. Mais voilà qu’un second élément pourrait rebuter certains des passionnés les plus fidèles, le calendrier 2012…


Depuis l’année dernière, Randy Bernard, le Président de l’INDYCAR a toujours déclaré vouloir une parité entre les courses routières et ovales. C’est précisément cette équité qui faisait de l’IndyCar une discipline du sport automobile mondial à part entière, et c’est aussi cet élément qui pourrait remettre en question l’identité de la série dans un futur très (trop ?) proche.

En parallèle des Kentucky Indy 300, l’INDYCAR a dévoilé une première version de ce que pourrait être le calendrier 2012. Au menu, quelques bonnes nouvelles avec le retour de l’Auto Club Speedway après une absence de sept ans et celui de Detroit à Belle Isle tout comme l’arrivée probable de la Chine (l’accord est encore à officialiser) mais également des doutes inquiétants.

Il ne faut pas se voiler la face, même si le championnat est de plus en plus disputé, les courses sur ovales peinent à drainer les affluences qui étaient celle de l’avant scission. En cause plusieurs facteurs comme la montée en puissance de la NASCAR qui a tiré son épingle du jeu au moment où la monoplace américaine était au fond du gouffre mais aussi la monoplace actuelle, utilisée depuis l’avènement de l’IRL, sous-motorisée et n’offrant que des courses à l’aspiration sur les speedways sans récompenser les efforts de son pilote. En conséquence, la majorité des courses sur ovales n’ont pas réussi à attirer suffisamment de spectateurs pour être viables et au lendemain de l’évènement, les comptes furent pour la plupart dans le rouge.

C’est pour cette raison que Milwaukee, Loudon et le Kentucky ne figurent pas pour le moment au calendrier 2012. Sans la venue d’un sponsor titre capable de générer des revenus au circuit, les promoteurs ne prendront plus le risque d’en être de leur poche au soir des courses d’IndyCar.

Pour le moment, le calendrier comporte 16 rendez-vous. Un chiffre loin d’être ridicule (l’IndyCar tout comme la Formule Un a longtemps évolué dans un championnat comportant 16 épreuves). Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que seulement 5 courses se disputeront sur ovales et que huit courses seront organisées dans les rues d’une ville ! Un comble pour un championnat qui puise son histoire de l’Indianapolis Motor Speedway et une ressemblance troublante avec ce qu’était le C.A.R.T. puis le ChampCar avant la fin qu’on lui connaît…

Néanmoins, restons positifs et gardons notre confiance en l’équipe de Randy Bernard. Le Président lui-même fait tout son possible pour rencontrer des investisseurs et convaincre les promoteurs d’inscrire leur tracé au championnat 2012 d’IndyCar.

Calendrier prévisionnel 2012 :

  • (1) 25 mars – St. Petersburg – circuit urbain
  • (2) 1er avril – Barber Motorsports Park – circuit routier
  • (3) 15 avril – Long Beach – circuit urbain
  • (4) 29 avril – Sao Paulo – circuit urbain
  • (5) 27 mai – Indianapolis – circuit ovale
  • (6) 3 juin – Detroit – circuit urbain
  • (7) 9 juin – Texas – circuit ovale
  • (8) 24 juin – Iowa – circuit ovale
  • (9) 8 juillet – Toronto – circuit urbain
  • (10) 22 juillet – Edmonton – circuit urbain
  • (11) 5 août – Lexington – circuit routier
  • (12) 26 août – Sonoma – circuit routier
  • (13) 2 septembre – Baltimore – circuit urbain
  • (14) 15 septembre – Fontana – circuit ovale
  • (15) 23 septembre – Qingdao – circuit urbain
  • (16) 13-14 octobre – Las Vegas – circuit ovale