Kurt Busch a décroché à Dover sa seconde victoire de la saison et se replace ainsi au championnat. Le pilote Penske a parfaitement géré l’avant-dernier restart pour prendre la tête de l’épreuve et ensuite contrôler Jimmie Johnson. Le quintuple champion de la NASCAR que beaucoup avait enterré après les deux premières courses du Chase s’est rappelé aux bons souvenirs de tous en menant le plus grand nombre de tours et en prenant la deuxième place à 908 millièmes du vainqueur.


Carl Edwards, troisième, peut se montrer frustrer car malgré sa troisième place, il pouvait viser mieux, mais sa pénalité pour excès de vitesse dans les stands lors d’un arrêt sous drapeau vert lui a coûté cher.

Kasey Kahne et Matt Kenseth complètent le top-5 de cette course alors que Kyle Busch, A.J. Allmendinger, Clint Bowyer, Marcos Ambrose et Kevin Harvick sont dans le top-10.

Parmi les autres chasers, Jeff Gordon a limité la casse avec une douzième place, mais derrière c’est la bérézina. Denny Hamlin est dix-huitième après une course totalement transparente, Brad Keselowski, vingtième a connu des problèmes mécanique alors que Dale Earnhardt Jr., vingt-quatrième a de nouveau eu des problèmes de pneumatiques.

Ryan Newman et Tony Stewart, les deux pilotes de la Stewart-Haas Racing ont traversé cette course de manière fantomatique et se sont classés respectivement vingt-trois et vingt-cinquièmes.

Au classement général Kevin Harvick reprend la tête du championnat avec le même nombre de points que Carl Edwards. C’est le nombre de victoires qui fait la différence. Tony Stewart est maintenant troisième à neuf points, soit le même nombre d’unités de retard que le vainqueur du jour. Jimmie Johnson se replace à la cinquième place. Les neuf premiers se tiennent en dix-neuf points, alors que les trois derniers chasers sont décrochés.

Si les officiels avaient décidé d’une neutralisation au tour 40, il ne faudra attendre que la cinquième boucle pour avoir le premier drapeau jaune. A.J. Allmendinger était poussé par Denny Hamlin qui était visiblement trop pressé de passer. Le pilote de la Richard Petty Motorsports a parfaitement géré sa dérive, mais les officiels ont préféré sortir la voiture de sécurité.

Le premier chaser en difficulté n’était autre que Dale Earnhardt Jr. qui connaissait des problème au niveau de sa barre antiroulis. Le drapeau jaune du tour 17 pour quelques gouttes de pluie lui permettait de rentrer aux stands pour réparer et éviter de perdre trop de temps. Cependant il était contraint de céder un tour.

Le drapeau jaune de compétition était donc la troisième neutralisation de l’épreuve alors que quarante tours seulement avaient été bouclés.

La course allait ensuite connaître une longue période sous drapeau vert. Kurt Busch allait dominé dans les premiers tours avant de céder le commandement à Carl Edwards. Le pilote de la Roush Fenway Racing allait alors commencer une période de domination très nette, à l’instar de ce qu’il a fait hier en Nationwide.

Le premier cycle de ravitaillement n’allait pas changer la donne outre mesure. Elle permettait seulement d’accentuer les écarts entre les meilleures voitures et les moins bonnes. Ainsi Tony Stewart et Ryan Newman se retrouvaient à un tour alors que Dale Earnhardt Jr. faisait tout pour ne pas perdre de tour. Biffle était pour sa part pénalisé après avoir rentré son entrée aux stands.

Au tour 135, Casey Mears en perdition était au ralenti à l’extérieur de la trajectoire et Mike Bliss parvenait à l’éviter, mais allait brosser le mur. Les officiels neutralisaient la course ce qui permettait entre autre à Dale Earnhardt Jr. de rester dans le tour. Les leaders s’arrêtaient pour prendre deux pneumatiques. Jeff Burton assurait l’intérim en tête en choisissant de ne pas s’arrêter, mais il se faisait rapidement dépasser par Edwards qui reprenait sa marche en avant.

À vingt-cinq tours de la mi-course un débris dans le virage n°4 forçait les officiels à neutraliser de nouveau l’épreuve. Tous les leaders choisissaient de prendre quatre pneumatiques à l’exception d’Allmendinger, Harvick et Reutimann qui n’en prenaient que deux.

Lors de la relance Bobby Labonte se rabattait trop tôt sur David Ragan et les officiels n’avaient d’autre choix que de neutraliser à nouveau l’épreuve. À l’amorce de la mi-course Johnson allait prendre la tête de l’épreuve et s’échapper.

Aux alentours du 250ème tour une nouvelle salve de ravitaillement débutait et si Kenseth en ressortait en tête, il allait rapidement devoir céder face à Jimmie Johnson. C’est à ce moment là que la pluie décidait de refaire son apparition. Les officiels neutralisaient alors de nouveau l’épreuve.

Brad Keselowski, connaissait des problèmes de direction assistée et perdait un tour le temps de réparer. Plusieurs pilotes choisissaient de s’arrêter lors de cette neutralisation, notamment Carl Edwards qui avait perdu un tour en étant pénalisé lors du précédent arrêt sous drapeau vert.

Dale Earnhardt Jr. allait de nouveau connaître un problème de pneumatique sous drapeau vert. Une vibration le contraignait à s’arrêter et à ainsi perdre deux tours et toutes ses illusions.


À cent tours du but J.J. Yeley allait frotter le muret et les officiels sortaient le drapeau jaune. Tous les leaders se ruaient dans les stands pour ravitailler. Carl Edwards bénéficiait du free pass pour revenir dans le tour, alors que Brad Keselowski ne ravitaillait pas faire partie des pilotes recevant le wave around car entre la voiture de sécurité et le leader de la course avant la relance.

C’est Mike Bliss qui allait être à l’origine de la neuvième neutralisation de la journée après avoir percuté le mur dans la ligne droite arrière après être parti en tête à queue à la sortie du virage n°2. Lors de cette neutralisation Johnson choisissait de ne prendre que deux pneumatiques et bons nombre de pilotes se calquaient sur sa stratégie, mais pas Kenseth qui changeait ses quatre gommes.

Lors de la relance Kurt Busch prenait le meilleur sur Jimmie Johnson, mais était ralenti dans son élan par la dixième neutralisation après que Greg Biffle soit allé frapper le muret intérieur.