Après une courte nuit de sommeil rendez-vous au fast food du coin pour un petit déjeuner à base d’omelette et de pancakes. Enfin omelette, ça en avait à peu près le goût, plus ou moins la couleur, mais pas trop la forme. La partie gastronomie terminée, une bonne partie du groupe part visiter les Everglades alors qu’avec quelques irréductibles fans de NASCAR nous nous rendons sur le Speedway.

Comme hier le temps est très lourd et le vent tout aussi présent. Cependant, quelques rayons de soleils ont remplacé la pluie, une bonne nouvelle. Je me rends directement en salle de presse pour la première séance histoire de me lettre à jour au niveau des innombrables informations transmises par la NASCAR. Pour preuve, pas moins de six centimètres d’épaisseurs de feuiles collectés en une journée. Et dire que toutes les informations fournies sont disponibles sur internet…


Après avoir effectué le résumé de la première séance d’essais je décide de me rendre en tribune histoire d’avoir l’aperçu du circuit qu’a le fan lambda. Je prends quelques photos histoire de passer le temps tout en suivant sur l’écran géant les temps au tours des différents pilotes.

L’Happy Hour terminé je remonte en salle de presse histoire de faire le compte rendu de la séance et d’écouter la conférence de presse des deux candidats au titre de champion de la NASCAR Sprint Cup Series que sont Carl Edwards et Tony Stewart.

À tout seigneur tout honneur, c’est le leader du classement général qui débute. À la question de savoir s’il va s’enquérir de la position de Stewart ce soir lors des qualifications et demain lors de la course, Edwards répond par la négative.

Vient ensuite une question d’un autre journaliste qui lui demande s’il va prendre des risques demain, quitte à mettre un adversaire dehors, la réponse est sans appel : « Mettre un adversaire dehors c’est réservé à Kyle Busch ! » où comment en une phrase détendre l’atmosphère dans la salle de presse.

Une fois Edwards parti, c’est Stewart qui fait son entrée dans la salle de presse. Un journaliste étranger lui demande quelle est la différence entre l’ovale dans sa configuration initiale et celui dans sa configuration actuelle. Réponse sans équivoque du pilote de la Chevrolet n°14 : « Avant c’était un rectangle, il était plat. Maintenant c’est un rectangle, il est incliné. ». Bien évidemment la salle de presse éclate de rire.

Si Edwards et Stewart sont à égalité en terme de points marqués cette année en playoffs avec 356 points chacun, ils le sont aussi sur le plan de l’humour. C’est à s’en demander s’il joue vraiment le titre.

Les qualifications de la Nationwide débutent et je décide de me rendre dans les garages, non sans avoir pris quelques bouteilles d’eau fraîche en réserve car la chaleur et l’humidité sont insupportables. À l’entrée des garages je croise Drew Blickensderfer, le chef d’équipe de David Ragan, puis quelques mètres plus loin Donnie Wingo, celui de Trevor Bayne, en pleine discussion avec des responsables de chez Ford.

Les qualifications de la Nationwide terminées, je prends mon appareil photo et retrouve Daniel au bout de la ligne droite des stands pour aller prendre quelques photos (Environ 800, merci le mode rafale), pour la séance de qualification de la NASCAR Sprint Cup Series. Après avoir débuté au milieu des virages un et deux, nous nous rapprochons petit à petit de la sortie de la voie des stands.

La foule accueille très bien la pole position de Carl Edwards. Ce dernier est même plus applaudi qu’un certains Dale Earnhardt Jr., soit disant héros de tout un peuple. Il faut dire que les résultats misérables du pilote de la Hendrick Motorsports depuis le début de la saison 2005 ont de quoi en dégoutter plus d’un…

Je me hâte de retourner en salle de presse, d’une part pour me réhydrater, d’autre part pour transférer les photos et faire le résumé des qualifications avant le début de la course de Nationwide. Les avions de chasse passent au-dessus de la salle de presse quand je boucle tout.

Je reprends mon appareil photo et décide de passer le début de la course dans les virages un et deux. J’arrive juste à temps pour le départ et les premières photos. Le bruit est assourdissant. Il faut dire que l’absence de boules quies y est sans doute pour quelque chose… Qu’importe, je survis à cela, tout comme aux attaques de boules de gommes auxquelles font face tous les photographes autour de la piste.

Au fur et à mesure que les tours avance je me rapproche de la ligne droite des stands, non sans prendre des photos de tous les pilotes.

En revenant devant la tribune, je croise quelques membres du groupe qui ont décidé de se déplacer vers le virage n°1. Après un passage éclair en tribune pour voir ce que cela donne en condition course, je repasse dans l’infield et me place derrière le muret des stands entre celui de Brad Keselowski et celui de Casey Rodderick.

D’entrée le constat est saisissant entre une équipe professionnelle sur-entraînée et prête à parer toute éventualité et de l’autre une écurie dont les mécaniciens ne sont pas les mêmes d’une course à l’aute. L’écart en temps lors d’un ravitaillement se chiffe à près de cinq secondes !

Rodderick étant au-delà du tour à ce moment là (Dans le dernier tiers de la course – ndlr.) alors que Keselowski est dans le tour des leaders, les deux hommes ne se gênent pas. Certains mécaniciens de la Penske Racing vont même jusqu’à prêter main forte à ceux de Rodderick, notamment en ce qui concerne la récupération des pneumatiques.

Une fois le ravitaillement terminé, la séquence de balayage est la même pour tout le monde, puis vient le moment de préparer le dernier arrêt de la course, de l’année par la même occasion. Chez Penske on doit coller des écrous sur des jantes destinées au train avant de la Dodge Challenger n°22. Un mécanicien effectue ce travail avec minutie, nous sans avoir nettoyé jante, qui était pourtant déjà propre.

Le dernier arrêt se passe bien pour l’écurie Penske et l’ambiance est détendue. Il faut dire que Keselowski est à ce moment là dans les trois premiers et joue clairement la victoire. Quand il passe en tête à une vingtaine de tours de l’arrivée, les sourires se font encore plus présents sur le visage des mécaniciens. Todd Gordon, son chef d’équipe reste impassible.

Lors de la dernière neutralisation je décide de remonter en salle de presse pour pouvoir être présent lorsque tous les pilotes y défileront pour répondre aux questions des journalistes, mais surtout pour éviter la cohue post-course de la Victory Lane.

J’assiste donc à la victoire de Keselowski, au titre de Stenhouse et à celui de la n°60 au classement des propriétaires de la salle de presse ou l’ambiance est détenue.

Carl Edwards vient s’asseoir sur le podium pour répondre aux questions et nous dit que 2011 est sa dernière saison à temps complet en Nationwide. Machinalement je lui demande pourquoi il arrête et répond que cette série lui a beaucoup appris et qu’il est temps de se concentrer sur la Cup. Il reprend l’exemple de l’épreuve de Sonoma durant l’été (Il avait décidé de ne pas participer à l’épreuve d’Elkhart Lake en Nationwide car il éprouvait des difficultés à régler sa voiture de Sprint Cup – ndlr.) et confirme qu’il fera quelques apparitions dans cette série.

Après Edwards s’est au tour du rookie de l’année, Timmy Hill, puis au vainqueur de la course et enfin au champion de se succéder sur le podium.

Une fois la conférence de presse terminée je remballe mes affaires et décide de rentrer pour aller manger avec le reste du groupe. À peine arrivé à l’hôtel que je dois repartir pour « dîner » dans une chaîne de restaurant qui porte le prénom d’un des pilotes de la Joe Gibbs Racing. Celui qui est au volant de la Toyota n°11 en Sprint Cup pour ne pas le nommer.

De l’avis général, la nourriture n’y est pas excellente, mais nous faisons avec. Il est maintenant tant d’aller dormir histoire d’être en forme pour l’épreuve de demain, la plus importante du week-end. Edwards ou Stewart ? Stewart ou Edwards ? Si je peux encore mettre une petite pièce ce sera sur le pilote de la Roush Fenway Racing.

À demain pour la suite des aventures, en attendant retrouvez une sélection de photos dans la galerie.