À l’issue de la huitième étape Robby Gordon pouvait avoir le sourire. Le pilote propriétaire a encore fait un numéro tout au long de cette spéciale en signant le deuxième chrono, sans attaquer selon ses dires, le tout à cinq secondes du vainqueur du jour, l’Espagnol Roma. Gordon reprend plus de cinq minutes à Peterhansel et effectue un rapproché intéressant au classement général.

Si le Français est toujours leader devant Gordon, l’écart n’est plus que de sept minutes et trente-six secondes. Chez Mini on aurait aimé avoir près de trois-quarts d’heure d’avance pour pouvoir gérer la situation.


Gordon s’est contenté de gérer dans la première partie de l’étape avant d’accélérer dans le dernier tiers.

Retardé en début de spécial par des problèmes mécaniques, une courroie défaillante, puis l’alternateur ont forcé le Qatari à s’arrêter se faisant ainsi passer par six voitures qu’il sera capable de remonter sur le reste de l’étape, preuve du potentiel du Hummer.

Le vainqueur sortant du rallye à pris la cinquième place de la spéciale à huit minutes et neuf secondes de Roma et concède encore quelques précieuses dizaines de secondes sur Peterhansel. Il occupe la sixième place du classement général à 45 minutes et 25 secondes.

Robby Gordon : « Peut-être que Nani m’a battu, mais ça doit être très serré. Mais battre Peterhansel de sept minutes, c’est une grosse journée. Honnêtement, je n’ai pas beaucoup attaqué, à part sur la fin de l’étape. En tout cas je n’étais pas à un niveau maximum sur les 300 premiers kilomètres, seulement sur les 150 derniers. Je sentais que j’avais les autres derrière moi, et j’ai accéléré. »

Nasser Al-Attiyah : « Nous avons eu un problème avec une courroie, dans le moteur. Nous l’avons réparée, et ensuite ça a été l’alternateur que nous avons dû réparer. Ensuite nous avons vraiment bien attaqué. Il y avait six voitures devant nous, et nous avons dépassé toutes les Mini, ainsi que la Toyota de De Villiers. C’était du beau travail. Ils sont nerveux parce que je les ai tous dépassés, mais ce n’est pas mon problème. Moi je sais que tout marche bien, et nous verrons bien jusqu’où nous pourrons aller. »

La neuvième étape reliera Antofagasta à Iquique. 565 kilomètres seront au programme pour seulement neuf de liaison. À noter que l’étape sera neutralisée entre les kilomètres 340 et 466. Le final de cette étape sera marqué par la grande descente d’Iquique où les pilotes descendront de plus de huit-cents mètres d’altitude pour finir au niveau de l’océan Pacifique.