Les deux Hummer étaient rapides, mais pas toujours fiables. Nasser Al-Attiyah en a fait les frais lors de cette neuvième spéciale qui reliait Antofagasta à Iquique. Le Qatari a dû se retirer suite à des problèmes de courroie et d’alternateur.

Robby Gordon ne connaît pas de problème de ce genre et ça se voit, puisqu’il a gagné l’étape et s’est de nouveau rapproché de Stéphane Peterhansel toujours leader du classement général. Alors qu’il ne reste que cinq étapes, dont une étant un sprint de moins de trente kilomètres le dernier jour, le duel entre le Californien et le Français devrait se poursuivre jusqu’à Lima.


Parti en deuxième position, Gordon a rapidement repris Roma et a ouvert la route tout le reste du temps. S’il a un temps géré son avance, il n’a jamais semblé être en difficulté face à la concurrence de Mini. La grande question est maintenant de savoir si la mécanique tiendra jusqu’au bout… Au général les deux hommes ne sont plus séparés que de cinq minutes et cinquante-huit secondes.

Robby Gordon : « Encore une très bonne spéciale pour nous. Je suis dans l’attente, pour savoir si Peterhansel revient sur nous. Après le premier tronçon nous avions 1’30 » d’avance sur lui. Mais nous avons attaqué sur la deuxième partie parce que nous avons besoin d’en gagner plus encore. Nous avons attaqué comme des malades. Nous sommes dans des positions différentes : il doit gérer son temps, et moi je dois en gagner. Il nous reste quatre jours de course, et le Hummer est fort. S’il a repris du temps et qu’il s’est rapproché au CP 5, c’est qu’il est fou. Encore plus fou que moi ! »

La dixième étape sera la dernière à se disputer au Chili avec une arrivée prévue dans la Pampa del Tamarugal avant une longue liaison de plus de 250 kilomètres pour rejoindre Arica. La spéciale chronométrée se fera sur 377 kilomètres durant lesquels les dunes s’étaleront sur plus de cent kilomètres.