Cette édition des 24 Heures de Daytona va assurément rester dans les mémoires. La victoire a été âprement disputée tout au long de la course.

Alors qu’il était difficile de dégager un favori en début d’épreuve, le nombre de protagonistes s’est réduit au fur et à mesure des faits de course, pour se transformer dans la nuit en une lutte à trois (les trois même qui étaient le plus en vue depuis le départ) : la Ford Riley MSR n°60 de Wilson/Allmendinger/Negri/Pew, la Ford Riley Starworks n°8 de Dalziel/McNish/Luhr/Potolicchio/Popow, et la Riley BMW Ganassi n°01 des vainqueurs 2011 Pruett/Rojas/Rahal/Hand.

L’écart a rarement excédé les 10 secondes entre ces trois voitures. S’il y avait très peu de différence entre la n°8 et la n°60, les Riley du Ganassi Racing étaient elles un peu handicapées par un manque de puissance du moteur BMW par rapport au Ford.

C’est d’ailleurs la première des trois a rendre les armes en raison d’un problème de boîte de vitesses. Pruett et Rojas ont néanmoins limité la casse pour le championnat en parvenant à terminer en sixième position après une longue réparation.

Entre les deux Ford Riley, la bataille a été rude, avec des moments sous haute tension, tels les coups de roue échangés dans le banking entre Allmendinger et McNish. L’équipe de Michael Shank n’a commis aucune erreur, ni en piste, ni dans les stands, et faisait le bon choix en laissant Allmendinger au volant pour les derniers relais. Le nouveau pilote Penske en Nascar n’a pas laissé la moindre occasion en fin de course à ces adversaires de la n°8, qu’il s’agisse de Ryan Dalziel ou de Lucas Luhr.

Les trois pilotes principaux de la voiture victorieuse (en mettant de côté la présence plus anecdotique de John Pew) ont tous brillé à un moment ou à un autre ce week-end : Justin Wilson pendant ses relais de nuit, A._J. Allmendinger avec son extraordinaire fin de course, et Oswaldo Negri pour avoir magnifiquement résisté à Allan McNish.

Sur la n°8, Allan McNish et Ryan Dalziel ont été brillants, mais Lucas Luhr a malheureusement pour lui commis la seule véritable erreur de la course en endommageant la Riley dans une petite sortie de route.

Il faut également signaler la présence sur le podium de la seconde voiture de Michael Shank, la Riley n°6 ancienne génération pilotée par les jeunes Felipe Nasr, Gustavo Yacaman, Jorge Goncalvez et Michael MacDowell. Nasr a sans conteste été la révélation de ces Rolex 24, signant des temps étonnant pour un jeune pilote tout frais émoulu de la F3. On espère le revoir très vite en piste !

En GT, la course a été à l’avenant : ce ne sont pas trois, mais cinq voitures qui se sont retrouvés en bagarre en fin de course. Alors que la victoire semblait sourire à la Porsche Brumos n°59, c’est finalement la Porsche Magnus Racing n°44 de Richard Lietz/Andy Lally/John Potter/René Rast qui a décroché la timbale. Grâce notamment à une superbe fin de course de Lietz.

Daytona : le top 5 en DP

1. A.-J. Allmendinger / Justin Wilson / Oswaldo Negri, Jr. / John Pew (Riley Ford Michael Shank Racing n°60)
2. Ryan Dalziel / Allan McNish / Lucas Luhr / Enzo Potolicchio / Alex Popow (Riley Ford Starworks Motorsports n°8)
3. Felipe Nasr / Jorge Goncalvez / Gustavo Yacaman / Michael MacDowell (Ford Riley Michael Shank Racing n°6)
4. Juan Pablo Montoya / Dario Franchitti / Scott Dixon / Jamie McMurray (Riley BMW Ganassi Racing n°02)
5. David Donohue / Darren Law / Christian Fittipaldi (Corvette Action Express Racing n°5)

Daytona : le top 5 en GT

1. Richard Lietz / Andy Lally / John Potter / René Rast (Porsche Magnus Racing n°44)
2. Jeroen Bleekemolen / Steven Bertheau / Marc Goossens / Wolf Henzler / Spencer Pumpelly (Porsche TRG n°67)
3. Marc Lieb / Andrew Davies / Leh Keen / Hurley Haywood (Porsche Brumos n°59)
4. John Edwards / Ronnie Bremer / Robin Lidell (Camaro Stevenson Motorsports n°57)
5. Olivier Beretta / Andrea Bertolini / Toni Vilander (Ferrari Risi n°63)