« L’open Test » de Sebring marque la rentrée officielle du petit monde de l’IndyCar. Jusque là organisés en petit comité, les essais hivernaux ont pris ce lundi une nouvelle dimension puisque la quasi-totalité des écuries était présente du côté de la Floride.


Organisée sur une piste « verte » et offrant un faible niveau d’adhérence, les pilotes ont donc pu commencer à préparer la première épreuve de la saison à St. Petersburg qui se disputera dans des conditions similaires sur un circuit urbain.

A l’issue des 7H de roulage, c’est l’Américain Ryan Hunter-Reay qui s’est montré le plus rapide des 10 pilotes ayant enregistré au moins un tour rapide. Le pilote Andretti Autosport a bouclé son meilleur tour en 52,5826sec soit 126 millièmes de mieux qu’Helio Castroneves qui détenait le meilleur chrono à la pause de midi.

« « Nous avons juste continuer de travailler sur différents changements de réglages. Nous avons trouvé de la vitesses avec certains sets-up et pas avec d’autres, mais c’est ce pourquoi nous sommes ici. C’est génial d’être ici avec toutes ces DW12 aux couleurs des sponsors. C’est comme si nous commencions déjà la saison.« , se réjouissait Hunter-Reay.

Même son de cloche du côté du Brésilien qui s’est félicité d’avoir trouvé une base de réglages efficaces pour la majorité des pistes urbaines :
« Même si nous ne courrons pas ici (ndlr : à Sebring) c’est bien pour l’écurie d’avoir une bonne compréhension de la voiture(…). Quelque part, le set-up que nous avons développé ici est celui qui fonctionne sur l’ensemble des courses urbaines. Parce que le circuit comporte une variété de bosses, de béton, d’asphalte, je pense que ce circuit nous donne une bonne indication de ce que sera la physionomie des courses en ville.« 

En troisième position, la bonne surprise est venue de Simon Pagenaud qui par la même occasion s’est classé premier pilote « Honda ». Un résultat encourageant pour l’écurie Schmidt-Hamilton Motorsports qui peut se féliciter de compter dans ses rangs l’un des meilleurs pilotes dans l’exercice du développement et de la mise au point d’une nouvelle voiture.

« C’était une bonne journée.« , a déclaré Pagenaud. « Nous avons fait pas mal de changements en prévision de St. Pete et de son faible niveau de grip que nous avons également eu ici. Nous avons fait de gros pas en avant. Je suis très heureux ce soir. Le moteur Honda est vraiment bon. Je m’améliore à chaque fois que je sors en piste. L’écurie Schmidt-Hamilton fait de l’excellent travail et ça me rend de plus en plus confiant. Il y a beaucoup de visages familiers ici, donc je me sens déjà à la maison. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi nous brillons déjà en piste. Nous sommes dans le rythme, ce n’est plus qu’une question de petites améliorations ici et là.« 

En revanche la journée a été moins positive pour le vice-champion en titre Will Power. Depuis l’introduction de la Dallara DW12, l’Australien ne parvient pas à se faire au nouveau comportement de sa monoplace et lutte pour adapter son style de pilotage. Auteur du sixième chrono, il s’est fait dominer par Castroneves mais également par son compatriote Ryan Briscoe qui a posté la quatrième meilleure performance. Comme si cela ne suffisait pas, sa monoplace numéro #12 a été victime d’une casse moteur et Power a dû lui-même éteindre l’incendie pour éviter d’endommager davantage sa voiture.

« Je suis sorti de la voiture et je pouvais voir qu’elle brûlait et le mec (ndlr : le commissaire) prenait son temps pour traverser la piste, donc j’ai couru, lui ai arraché l’extincteur et ai éteint l’incendie. Je ne voulais pas voir ma voiture s’embraser jusqu’au châssis…« 

Derrière le pilote Penske, Justin Wilson (53,17) a réussit le septième chrono devant Marco Andretti (53,28) et James Jakes (53,92). Enfin Simona de Silvestro a conclu cette journée en queue de peloton avec un chrono de 54,56sec. La Suissesse et son écurie Lotus-HVM Racing ont connu leur première avarie puisque le V6 Lotus ne tournait que sur cinq cylindres.

A noter que si lors des essais précédents Firestone a apporté plusieurs spécifications de gommes, le manufacturier met uniquement à disposition des écuries ses pneus les plus durs comme ceux qui seront utilisés lors des cinq premières épreuves urbaines.