La saison d’IndyCar n’est vieille que de deux courses mais pourtant plusieurs éléments sont déjà évidents. Will Power fera bel et bien partie des prétendants au titre, la difficile adaptation de Dario Franchitti cet hiver à la nouvelle Dallara DW12 n’était pas un leurre et enfin Simon Pagenaud sera un candidat très régulier aux tops-5.

Intéressons-nous au cas du pilote français. Qui aurait cru lors de sa signature avec Sam Schmidt Motorsports (devenue Schmidt-Hamilton Motorsports en mars) que Simon Pagenaud occuperait le rôle d’outsider numéro 1 face aux favoris que sont les écuries Chip Ganassi Racing et Penske ? Assurément pas grand monde.


Pourtant actuellement cinquième du championnat à 28 unités d’Helio Castroneves mais devant des pilotes du calibre de Ryan Hunter-Reay, Ryan Briscoe et Dario Franchitti, Pagenaud a déjà démontré qu’il faudrait compter régulièrement avec lui cette saison. Sans une pénalité infligée à St. Petersburg pour avoir changé de moteur, le pilote Schmidt-Hamilton Motorsports pourrait même être quatrième du classement.

Son talent de metteur au point a grandement aidé son écurie à combler le léger retard pris sur les voitures de Ganassi bien qu’elle n’engage qu’une seule monoplace. Ajouté à cela sa faculté d’adaptation inouïe à un nouvel environnement et son sens de l’attaque en piste et vous avez tous les éléments expliquant les résultats de cette formidable entité.

Si Pagenaud était sur les bancs de l’école, sa note lors des deux courses serait sûrement un 9/10. Avec 15 places gagnées au cumul des deux courses entre sa position de départ et d’arrivée, il prouve qu’il est un compétiteur hors pair. Alors peut-on s’attendre à un podium lors de la prochaine course dans les rues de Long Beach ? Rien ne l’en empêche d’autant plus que la manche californienne est réputée pour récompenser les pilotes opportunistes.

« Avec une sixième et une cinquième place en deux départs, je me sens très en confiance en préparant Long Beach.« , dixit le principal intéressé.