Quand la Floride en avril se prend pour la Belgique en octobre, il ne fait pas bon mettre un pilote sur la piste. Pour un peu, on aurait vu des oranges voler.

Disputée sur l’ovale d’Homestead (avec le tracé de l’infield, à la façon de Daytona lors des Rolex 24), le Grand Prix de Miami s’est disputé sous les trombes d’eau. La piste s’est révélée difficilement praticable dans ces conditions, notamment le premier virage à l’entrée de l’infield, dans lequel ils furent nombreux à aller faire des figures dans la boue pour le plus grand plaisir des spectateurs.

La course a été principalement animée par deux Corvettes, la n°10 du Suntrust Racing et la n°90 du Spirit of Daytona, et par la Riley du Starworks Motorsport. La plus rapide parmi ces trois protagonistes était sans doute la Corvette n°90 de Richard Westbrook et Antonio Garcia, mais elle a perdu du temps après avoir été poussée involontairement par un Enzo Potolicchio parti en glisse sur un freinage.

Ricky Taylor (Suntrust) en a profité pour prendre la tête devant Scott Pruett (Ganassi), position qu’il a su tenir jusqu’à la dernière neutralisation juste après la mi-course. Après plusieurs tours sous safety car, les officiels décidaient de mettre fin à la course, la pluie ne faiblissant pas d’intensité.

Taylor et Angelelli s’imposent donc, devant Pruett et Rojas, les deux hommes du Chip Ganassi Racing étant plutôt chanceux de l’interruption car ils n’ont jamais semblé en mesure de se mêler à la lutte pour la victoire.

En GT, la Ferrari de Jeff Segal et Emil Assentato a passé la ligne d’arrivée en vainqueur après que les différents leaders soient tous allés passer la tondeuse dans le premier virage à un moment ou un autre.