Marco Andretti est-il frappé de la même malédiction que son père Michael ? La question peut légitimement se poser au vu de ses résultats à Indianapolis. A chaque édition où Marco disposait de la voiture à battre, la défaite l’a attendu.

Ce fut encore le cas cette année. Arrivé avec une confiance digne des grands champions, Andretti apparaissait comme le pilote à battre durant ce mois de mai. Même Randy Bernard, Président de l’IndyCar, avouait n’avoir jamais vu le jeune Andretti si confiant.


La première moitié de la course tendait à confirmer son statut. Régulièrement aux avant-postes, Andretti est le pilote qui a mené le plus grand nombre de tours avec 59 boucles passées en tête. A l’instar de son illustre père, Marco a démontré de quoi lui et sa voiture étaient capables. Malheureusement, comme son père, Marco a joué de malchance. Victime d’un ennui pneumatique à l’arrière droit aux trois-quarts de la course, celui qui fut deuxième en 2006 dut observer un arrêt aux stands supplémentaire qui l’a relégué dans le ventre mou du peloton.

Contraint de batailler dans le trafic, sa course prit fin lors d’une bagarre en piste avec Oriol Servia. Côte-à-côte et placé à l’intérieur du virage 1, Andretti a manqué de lucidité dans sa bataille en plaçant sa roue avant gauche trop à l’intérieur, sur l’apron. La sanction fut immédiate puisque sa Dallara-Chevrolet a donné un coup de raquette qu’Andretti s’est empressé de rattraper en contre-braquant mais cette manoeuvre l’a envoyé directement dans le mur extérieur avec un angle laissant craindre quelques blessures. Fort heureusement il n’en sera rien, mais cet accident l’a contraint à l’abandon et a annihilé tous ses espoirs de victoire dans la plus célèbre course d’IndyCar.

A ce jour encore, la seule victoire d’un Andretti à Indy remonte à celle de Mario en 1969. Heureusement, Marco est encore jeune pour rejoindre son grand-père dans les tablettes.