Depuis son retour en IndyCar en 2011, Sébastien Bourdais n’a eu que trop rarement l’occasion de sourire. Contraint de faire de la figuration lorsqu’il pilotait pour l’écurie Dale Coyne Racing en 2011, le quadruple champion ChampCar semblait parti pour revivre la même histoire cette année.

Avec un contrat signé très tard avec Dragon Racing (fin février), Bourdais savait que son début de saison allait être difficile, d’autant plus que l’écurie dirigée par Jay Penske, le fils de Roger, avait conclu un accord avec Lotus pour propulser ses deux monoplaces.

Malgré un véritable exploit sur le Barber Motorsports Park, où Bourdais avait accroché une superbe neuvième place, jamais sa voiture ou plutôt son moteur ne lui avait permis de s’exprimer à sa juste valeur. En coulisses, les relations entre son écurie et Lotus se sont détériorées au point que Penske décida qu’il en était assez et porta plainte contre Lotus pour fraude contractuelle. Résultat des courses, l’accord entre les deux parties est devenu caduc et Dragon Racing a pu signer un accord avec Chevrolet pour poursuivre la saison.


Et le moins que l’on pusse dire est ce que association semble prometteuse ! A Detroit sur la piste de Belle Isle, pour sa première course routières avec le V6 bi-turbo américain, Bourdais n’a signé ni plus ni moins que le neuvième chrono en qualifications. De retour dans le top-10, le Français a confirmé ses bonnes dispositions dans le premier tiers de la course en faisant jeu égal avec des pilotes du calibre d’Helio Castroneves, Ryan Briscoe et Ryan Hunter-Reay. Alors qu’il évoluait à la huitième position et qu’un top-10 lui tendait les bras, voire un top-5, son moteur a connu quelques ratés forçant le Manceau à abandonner. Mais qu’importe, le message est passé. Il faudra désormais compter sur Bourdais et Dragon Racing sur les manches routières/urbaines !

Sébastien Bourdais : « On aurait dit que nous allions connaître un bon jour. C’est dommage qu’E.J.(Viso)… Je ne sais pas ce qu’il avait (ndlr : le Vénézuélien était très lent et a retenu pendant plus d’un tiers de course une dizaine de voitures derrière lui dont Bourdais), mais il était vraiment, vraiment, vraiment lent. Donc nous économisions du carburant comme des fous comme tous les autres. Tout le monde sortait bien du virage 7, donc vous ne pouviez pas être attaqué. J’ai seulement essayé d’économiser autant de carburant que possible, et je pense qu’Helio a réussi à tenir jusqu’au 32ème tour. Je pense que nous étions en passe de réussir ce pari aussi. C’est dommage parce que ça nous plaçait en bonne posture pour réaliser deux arrêts. Ensuite vous n’avez plus à économiser après ça. Nous avons connu des sortes de problèmes moteur. Nous avons perdu la puissance. Nous n’avons pas pu voir ce qui n’allait pas, donc nous avons abandonné.«