Cette année, le système Push to Pass a fait son retour depuis l’épreuve de Toronto afin d’augmenter le spectacle (déjà très bon) en piste. Réapparu dans sa forme originelle dans un premier temps, il a ensuite reçu une petite modification depuis l’épreuve de Mid-Ohio.

En effet, lassés de voir que les pilotes en faisaient une utilisation plutôt défensive qu’offensive, les officiels ont introduit un temps de latence entre le moment où le pilote appuie sur le bouton et le moment où le système s’active. Ce temps était de cinq secondes à Mid-Ohio et il sera réduit à trois secondes et demi à Sonoma du fait des courtes lignes droites qui composent la piste.


Voici les explications de Trevor Knowles, Directeur du développement moteur de l’INDYCAR :
« Tous les paramètres du Push to Pass peuvent être ajustés pour l’adapter à n’importe quel circuit. Sonoma a de plus courtes lignes droites que celles de Mid-Ohio, donc nous avons ajusté les paramètres du système pour l’adapter particulièrement à cette piste. Mais les principes d’utilisation qui étaient en place à Mid-Ohio restent les mêmes pour Sonoma.« 

Les pilotes ont eu l’occasion d’essayer cette modification lors des derniers tests qui se sont déroulés sur la piste californienne, et les avis sont plutôt mitigés dans le paddock. Certains ont accueilli cette modification avec joie, heureux que l’équilibre soit enfin retrouvé entre « attaque et défense », tandis que d’autres ne comprennent pas les conditions nécessaires à son utilisation comme en témoigne Will Power.

« Je pense que c’était (ndlr : l’introduction du délai) stupide honnêtement. Parce que de la manière qu’ils l’ont conçu, vous devez avoir un certain pourcentage d’accélération. Vous pressez le bouton, vous rentrez dans une courbe (ndlr : et vous levez le pied de l’accélérateur), et il se désactive et ensuite vous avez de nouveau cinq secondes d’attente… Honnêtement, je ne l’ai pas trouvé utile du tout (ndlr : à Mid-Ohio).«