Le mariage n’aura duré qu’un an entre l’écurie HVM Racing (rebaptisée alors Lotus-HVM Racing) et Lotus. Pourtant que cette année a paru longue à l’écurie ainsi qu’à sa pilote Simona de Silvestro !

Dernière représentante du motoriste britannique après que Dreyer & Reinbold, Team Barracuda et Dragon Racing aient tous décidé de quitter le navire, HVM Racing a poursuivi sa saison 2012 comme elle l’avait commencé, dans les tréfonds du classement.


Pourtant, au volant de la Dallara-Lotus numéro #78, de Silvestro n’a pas chômé comme en a témoigné à plusieurs reprises sa télémétrie. Accusant un déficit d’une vingtaine de chevaux sur ses adversaires, la « Miss Suisse » a souvent été chronométrée parmi les plus rapides dans les enchaînements de courbes comme à Edmonton ou Mid-Ohio, prouvant qu’elle n’avait rien perdu de son immense talent. En revanche, tous ses efforts se trouvaient annihilés dans les phases de ré-accélération ou dans les lignes droites où le V6 Lotus peinait à suivre la cadence des blocs Chevrolet et Honda.

Ainsi à Fontana, le patron de l’écurie HVM, Keith Wiggins, a annoncé non sans un petit sourire la fin de la collaboration entre son équipe et son motoriste. Cette information sonne le glas de Lotus en IndyCar dont le programme aurait certainement été abandonné suite aux difficultés financières que rencontre actuellement le constructeur.

Désormais, la mission de Wiggins est de profiter de la longue intersaison pour convaincre Chevrolet ou Honda de lui fournir un V6. Cette tâche ne devrait pas s’avérer trop difficile car si les résultats sur la piste ne l’ont pas démontré, l’écurie a effectué un excellent travail d’apprentissage et de mise au point du nouveau châssis Dallara DW12. Aussi, avec un moteur performant, les espoirs de revenir au niveau qui était le leur en 2010 et 2011 sont grands et nul doute que cette année de galère va leur donner une motivation supplémentaire pour la saison prochaine.