Jeff Gordon n’est donc plus seul avec sept victoires au rang des pilotes en activité les plus victorieux à Martinsville, désormais rejoint par son coéquipier Jimmie Johnson vainqueur des TUMS Fast Relief 500 après avoir dépassé Brad Keselowski pour la tête à quinze tours du but.

Ce même Keselowski se devait de remonter après des qualifications désastreuses qui l’avaient placées en trente-deuxième position. Après avoir changé le train de pneumatiques extérieurs lors du premier arrêt, il a remplacé ceux à l’intérieur lors du deuxième arrêt ce qui lui a permis de remonter aux portes du top-10 à l’amorce du centième tour.


Une fois en tête Johnson n’a laissé le soin à personne de mener, même pas Kyle Busch qui s’est montré très autoritaire sous le drapeau blanc, mais le pilote Hendrick était bel et bien le plus rapide en cette fin de course, malgré un changement de deux pneumatiques lors de la dixième et avant-dernière neutralisation suite à la casse du moteur de Kevin Harvick au tour 474. Si Gordon a changé les pneumatiques extérieurs, Johnson a choisi de prendre deux pneumatiques neufs à l’intérieur. Keselowski et Dale Earnhardt Jr. ont pour leur part fait le choix de ne pas ravitailler afin de se placer aux deux premières places de la course.

Gordon semblait être l’homme capable de battre Johnson sur cette course, mais sur la file extérieure lors des deux dernières relances il n’a pu jouer sa carte à fond terminant à une décevante septième place.

Cité comme l’un des grands favoris pour cette course Denny Hamlin repart du Martinsville Speedway avec un goût amer dans la bouche. Deux excès de vitesse dans les stands sous neutralisation qui l’ont forcé à remonter de l’arrière du peloton alors qu’il avait l’une des voitures les plus rapides de la course pour finalement connaître des problèmes électrique et être à l’origine de la huitième neutralisation au tour 394 en choisissant délibérément de rester en piste alors qu’il n’avait plus la vitesse nécessaire.

Le pilote de la Joe Gibbs Racing est alors repassé par les garages pendant de nombreuses minutes pour terminer en trente-troisième position et a certainement dit adieu à ses chances de titre pour 2012. Il se retrouve désormais en cinquième position au classement général à quarante-neuf longueurs.

S’il s’était fait remarquer en étant à l’origine de la dernière neutralisation en avril dernier sur cette même piste Clint Bowyer s’est cette fois-ci illustré en menant 154 tours. Le pilote de la Michael Waltrip Racing s’est pendant longtemps affirmé comme un prétendant à la victoire avant d’assister impuissant au sacre de Johnson dans les dernières boucles.

Derrière Johnson le top-10 est composé de Kyle Busch, Kasey Kahne, Aric Almirola, Clint Bowyer, Brad Keselowski, Jeff Gordon, Brian Vickers, Bobby Labonte et Greg Biffle.

Jimmie Johnson reprend donc les commandes du championnat pour avec deux points d’avance sur Brad Keselowski et vingt-six sur Bowyer.

Cette victoire de Johnson assure à Chevrolet un dixième titre consécutif des constructeurs. C’est aussi le trente-sixième de la marque phare de General Motors.