Neuvième des deux séances du samedi et dimanche après-midi, le Niçois Michel Disdier quitte donc Daytona avec le plein de confiance en vue de l’épreuve d’ouverture de la saison 2013 d’ARCA sur cette même piste. Le pilote de la Dodge n°77 de la Cunningham Motorsports avoue avoir travaillé sur le confort de sa voiture notamment dans le draft. Joint par téléphone par la rédaction d’US RACING, il a accepté de répondre à nos questions.

Michel Disdier : « Nous avons des temps comparables aux meilleurs. Je me suis senti à l’aise tout au long des trois jours. L’équipe ne connaissait pas mon potentiel, ni mon objectif car je viens de France, mais ils ont été rassurés. »


Si en 2009 il avait roulé avec l’équipe Bowsher, Michel Disdier se trouve aujourd’hui dans une écurie capable de lui fournir une voiture pour jouer un top-5. Il avoue que sa nouvelle structure est professionnelle, à l’écoute de ses remarques et surtout que c’est une autre façon de travailler. Concernant son entente avec son coéquipier Tom Hessert, il la juge très bonne.

Si les temps dans le draft sont bons, le Français confie ne pas avoir cherché la performance à tout prix. Quant à la polémique sur les plaques de restrictions enlevée par certains pilotes, notamment la Venturini Motorsports, il l’a trouve tout simplement ridicule.

Michel Disdier : « On n’a pas cherché à claquer des temps, mais a trouver du confort dans la voiture. Le but était également de voir notre potentiel dans une très bonne équipe nous avons maintenant la réponse. Concernant les plaques de restrictions je n’étais pas au courant que certains les enlèvent pour faire des temps. C’est ridicule en terme d’image pour l’équipe. Ca veut dire quoi ? Qu’ils vont être arrêtés en février ? »

Lors des courses en paquet le pilote doit avoir une réelle relation de confiance avec son spotter. Le Niçois avoue s’être fait peur à plusieurs reprises notamment lors de la journée du samedi. Si un changement a été validé par l’écurie, le nom du futur spotter n’est pas encore connu.

Michel Disdier : « J’avais presque plus confiance en mes yeux qu’en lui. Le samedi il ne m’a pas dit qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur, heureusement que je l’ai senti sinon on allait au carton ! J’aimerais bien avoir Todd Bowsher, mais c’est compliqué contractuellement pour l’instant. »

Malgré cet incident évité de justesse, les séances de drafts se sont bien passées puisque Michel Disdier a pu essayer les différentes lignes de course à chaque fois avec succès. Outre la satisfaction, la confiance est vraiment de mise dans le camp de la Cunningham Motorsports.

Michel Disdier : « J’ai début mon draft avec Tom Hessert avant de changer avec d’autres qui étaient plus ou moins agressifs et qui roulaient plus ou moins bien. J’ai senti la confiance venir. J’ai pu rouler à l’extérieur. Au début ça fait drôle. Il faut vraiment avoir confiance, pour rester le pied dedans. En fait c’est la trajectoire la plus compliquée. À l’intérieur c’est beuacoup plus rassurant, même si la visibilité n’est pas très bonne et qu’il faut y aller à l’instinct. »

En ce qui concerne l’annonce du sponsor, rien n’a encore été révélé, mais c’est une question de semaines. C’est une volonté du sponsor de ne pas communiquer pour l’instant.

Michel Disdier : « L’annonce doit intervenir d’ici le début du mois de janvier pour un partenariat sur le long terme de deux à trois ans. C’est une réelle volonté du sponsor de ne pas communiquer pour le moment. Ce sera sa première expérience dans le sport automobile américain, mais il est déjà présent dans d’autres disciplines dans le Monde. »