Dès les premiers tests effectués sur ovales à plaques de restriction, c’était à Talladega en octobre dernier, la nouvelle voiture se montre instable, notamment dans le draft. C’est cette instabilité qui est en partie responsable de l’accident impliquant douze voitures lors de la deuxième journée d’essais la semaine dernière.

Vétéran de la NASCAR s’il en est, Jeff Burton se doutait qu’un tel incident allait se produire, c’est pourquoi à l’instar de Jimmie Johnson, il n’a pas participé à cette séance de draft impliquant une vingtaine de voitures. Les parechocs avant et arrière n’étant pas à la même hauteur (Le parechoc arrière est plus bas – ndlr.) le moindre bump rend la voiture poussée instable. De plus l’avant de la voiture a de nouveau tendance à passer sous l’arrière de la voiture qui la précède ce qui rend quasiment impossible les longs bumps que l’on pouvait avoir avec la Car of Tomorrow.


Jeff Burton : « Il y aura des accidents aux Daytona 500. Je vous le garantie. Je vous garantie même qu’il y en aura plus dans les cent derniers miles que dans les quatre-cents premiers. La question est de savoir comment va évoluer la tenue de route des voitures. C’est quelque chose que nous ne savons pas encore. Pour le moment la tenue de route est mauvaise. »

Les officiels de la NASCAR croient que les pilotes vont simplement décider de ne pas pousser. Cependant cette hypothèse paraît peu probable tant un bump peut aider à prendre la tête par exemple.

Jeff Gordon : « Nous avions pris l’habitude de rouler parechoc contre parechoc en pouvant pousser l’autre. Maintenant il va falloir se sortir cela de la tête et revenir aux vieilles méthodes. Il faudra être suffisamment proche pour pousser le gars de devant, mais avec l’air et pas nécessairement le parechoc. »

Peu après l’accident Dale Earnhardt Jr. a expliqué qu’il se sentait bien pour pousser des Chevrolet et des Toyota, mais qu’il a eu des problèmes avec les Ford. Pour les pilotes Ford ce n’est pas un problème de constructeur. Biffle a en effet réussi à pousser Casey Mears (Ford) et Earnhardt (Chevrolet) sans que qui que ce soit ait un accident.

Greg Biffle : « Je me doutais qu’il ne fallait pas pousser aussi fort sinon j’allais sortir quelqu’un. Vous pouvez pousser délicatement. La plus part du temps j’ai poussé dans les lignes droites doucement et j’ai vu qu’il y avait de la place. C’est vrai que c’est difficile, mais vous ne pouvez pas rester pied au plancher à pousser le gars devant vous pour qu’il aille plus vite. C’est ce qui s’est passé vendredi. »

Le pilote de la Michael Waltrip Racing, Mark Martin, n’est pas un grand fan des courses en paquet et ne voit pas d’un bon œil les Speedweeks du mois prochain. Il estime que même en étant intelligent l’accident arrivera à un moment ou à un autre, comme à Talladega en octobre dernier.