La saison 2012 de Carl Edwards a été la plus mauvaise de sa carrière à bien des égards. Sa quinzième place à l’arrivée est bien évidemment son plus mauvais classement depuis qu’il court à temps complet, mais pas que. Aucune victoire, trois top-5, treize top-10 et une petite pole position, c’était à Daytona en ouverture de saison, 14,5 en moyenne au départ, 15,6 à l’arrivée. Bref tous ces chiffres reflètent bien la saison d’un quinzième du championnat.

Cependant ce ne sont pas ces statistiques qui montrent à quel point la saison 2012 d’Edwards a été misérable. Sur les trente-six courses il n’a connu que deux abandons, un accident lors de la première épreuve de Talladega et une casse moteur sur l’ovale d’Atlanta. Sur les trente-quatre courses qu’il termine, seules vingt-cinq le sont dans le tour du leader, son plus mauvais résultat dans ce domaine depuis le début de sa carrière.


Autre fait flagrant de cette saison blanche les tours menés. Il arrive à la quatorzième place des pilotes ayant le plus mené avec 254 boucles en tête. Pourtant il n’a mené que cinq courses, mais deux fois seulement plus d’un tour, à Richmond au printemps avec 206 boucles puis à Bristol au mois d’août avec 45 tours. Pour l’anecdote c’est au Kansas au printemps, puis à Watkins Glen et enfin le week-end suivant au Michigan qu’il a mené ses trois autres tours.

Avec 9968 tours couverts en 2012 Edwards réalise là aussi son plus mauvais résultat de ses sept dernières années, c’est aussi la seule fois avec 2007 (9976 tours bouclés – ndlr.) qu’il n’atteint pas la barre des 10 000 tours parcourus.

Ajouté à cela deux chef d’équipe différents et une série de courses sans victoire à soixante-neuf et vous obtenez là des statistiques indignes d’un pilote de la Roush Fenway Racing.

Carl Edwards : « Je voudrais virer cette année de ma mémoire et ne plus y penser. Notre premier objectif est de gagner des courses et faire le Chase. C’est agréable d’avoir le chef d’équipe vainqueur des Daytona 500 avec nous. »

Pour 2013 Carl Edwards sera supervisé des stands par Jimmy Fennig, un chef d’équipe qui a travaillé par le passé avec Matt Kenseth, Kurt Busch, Mark Martin ou encore Bobby Allison. S’il veut toujours voir le côté positif des choses, Edwards sait qu’il doit continuer à développer cette nouvelle voiture sans l’appui d’un Matt Kenseth, champion en 2003 et vainqueur de vingt-quatre courses pour le compte de la Roush Fenway Racing.

Carl Edwards : « Le départ de Matt est évidemment une grosse perte pour la Roush Fenway Racing. C’est un grand coéquipier et un atout formidable pour n’importe quelle équipe. Je pense qu’il va aider énormément aider la Gibbs, mais le fait est que nous avons Ricky Stenhouse Jr., un pilote plein de talent et de potentiel. »