En début de semaine une délégation Michelin s’est rendue à Concord au centre R&D de la NASCAR pour une réunion prévue de longue date selon les intéressés. Cependant, selon nos informations une nouvelle candidature de Michelin n’est pas à exclure pour devenir le futur fournisseur de pneumatiques des séries nationales NASCAR.

Si la tenue de la réunion entre Michelin et la NASCAR a été révélée par nos confrères de motorsport.com, le contenu de celle-ci est bien évidemment resté secret. Si la NASCAR affirme qu’il n’y a aucun lien avec les événements de Richmond, on peut tout de même s’interroger sur le timing de cette réunion.

Actuellement Goodyear est le manufacturier de pneumatiques pour les trois séries nationales de la NASCAR et ce jusqu’en 2017. Un appel d’offre pour les années à venir sera donc lancé dans les prochains mois.




Michelin collabore déjà avec la NASCAR

Déjà, lors du précédent appel d’offre réalisé à la fin des années 2000 la firme française s’était portée candidate, mais c’est bien celle basée sur Akron dans l’Ohio qui avait remporté la mise.

Si Michelin n’est pas impliqué dans les séries nationales de la NASCAR cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de partenariat entre les deux entités, puisque la marque de Clermont-Ferrand fournit les pneumatiques de la série européenne sponsorisée par Whelen, mais travail également avec le championnat d’endurance NASCAR, le Tudor United SportsCar Championship, en étant le fournisseur de la catégorie GT Le Mans.

Michelin de retour sur ovale après le fiasco d’Indianapolis 2005 ?

La Formule Un est loin d’être le sport automobile le plus populaire outre-Atlantique, mais le fiasco provoqué par le grand prix d’Indianapolis en 2005 est toujours bien présent, ce qui pourrait bien jouer en la défaveur du constructeur français au moment du choix final.

Le constructeur français n’avait pas su s’adapter aux contraintes proposées par l’inclinaison des virages de l’Indianapolis Motor Speedway ce qui avait forcé toutes les équipes travaillant avec Michelin à se retirer au moment du départ, ne laissant que six monoplaces s’affronter pour la victoire.

Depuis ce passage raté à Indianapolis, la popularité de Michelin n’est pas au mieux et la question principale est de savoir si la firme de Clermont-Ferrand est fin prête à équiper des voitures de Sprint Cup de pratiquement une tonne et demi (1 497 kg pour la Sprint Cup, 1 565 kg pour la Nationwide et 1542 pour la Truck – ndlr) roulant quasiment exclusivement sur ovale.

Michelin pourrait donc arriver aux États-Unis d’Amérique, mais pas forcément en son nom propre, d’autant que l’une de ses filiales, à savoir BF Goodrich, est basée en Caroline du Nord et plus précisément à Charlotte, le fief de la NASCAR.