Il aura donc fallu attendre 13 ans avant de voir une auto autre qu’une DP remporter la plus grande course d’endurance des Etats-Unis. A l’époque, en 2003 il s’agissait de la Porsche 996 GT3-RS du TRG qui avait remporté l’épreuve. Il s’en était suivi 13 ans de domination des DP avec le championnat Grand-Am et les deux premières années du Tudor United SportsCar Championship.

Suite à une course magnifique et serrée jusqu’au bout, la Ligier JSP n°2 a donc franchi la ligne d’arrivée avec 26 secondes d’avances sur la Corvette DP n°10 de la famille Taylor. Aux avants-postes tout au long de la course, la performance de l’équipe américaine tranche avec celle de l’année passée avec les HPD ARX-04b. Après moins d’un an avec la LMP2 française, Scott Sharp et ses hommes réalisent ainsi une performance de tout premier ordre et permettent au prototype de Onroak Automotive de remporter au général une des plus grandes courses d’endurance au monde. L’autre satisfaction de l’équipe est la vitesse du nouveau pilote, Pipo Derani qui a fait un sans faute et réalisé une performance exceptionnelle pour sa première dans l’équipe.

Derrière la Ligier verte et noire, on retrouve la Corvette n°10 qui a également occupée le haut du classement durant toute la course. Malheureusement pour Wayne Taylor, il lui aura manqué 26 secondes à son auto pour franchir le drapeau à damiers en tête. Jordan Taylor aura eu un peu de mal durant cette épreuve puisqu’il était malade et n’a pu effectuer ses relais comme il le souhaitait.

Les Corvette DP s’en sont plutôt bien sorties dans cette édition 2016 puisqu’on retrouve la n°90 du VisitFlorida.com sur la troisième marche du podium, elle aussi dans le même tour que le vainqueur mais à une minute. La n°5 termine quatrième à 5 tours suite à un problème de transmission à une heure de la fin alors que le Action Express était en bataille pour la victoire. A noter que ce problème mécanique est le seul de la n°5 en trois ans. La voiture sœur a également connu des problèmes mécaniques plus tôt dans la course et termine sixième à 12 tours.

Le Chip Ganassi Racing n’aura pu rééditer la performance de l’année dernière puisque la n°01 termine cinquième et la n°02 treizième suite à un accident. Le Michael Shank Racing avait très bien débuté la course mais un problème moteur dans la nuit a mis fin aux espoirs du team. La BR01 qui avait signé la pole, a vécu un calvaire avec plusieurs soucis qui ne lui permettent pas de finir mieux que 38ème à 119 tours du Tequila Patrón ESM.

Les Mazda avaient bien débuté la course et la n°55 a même occupé la tête mais les deux protos ont abandonnés. A l’instar des japonaises, la Deltawing avait bien débuté et menait la course lors de la première heure. Malheureusement, Andy Meyrick a percuté une LMPC en milieu de la piste ce qui a mis un terme à la course de la DWC13.

 

 

En LMPC, le JDC/Miller Motorsports aura réalisé un sans faute. Après être partie de la deuxième place au départ et pris rapidement la tête de la catégorie dans la première heure, la n°85 n’aura pas laissé beaucoup de chance à ses adversaires et termine avec quatre tours d’avance sur la n°52 du PR1/Mathiasen Motorsports. Le BAR1 Motorsport arrive a placer une auto sur le podium avec la troisième place de la n°20. Le CORE Autosport, champion en 2015 a abandonné assez rapidement dans la course.

 

 

Le GTLM aura une nouvelle fois proposé une course d’anthologie et tenu en haleine les spectateurs durant 24 heures. Régulièrement avec six à sept autos dans le même tour, le podium aura été décidé dans les derniers instants et le vainqueur jusque dans les derniers mètres. Après avoir réalisé une saison 2015 quasi parfaite, le Corvette Racing continue sa moisson de victoires dans les grandes classiques de l’endurance. L’année dernière, la n°3 avait remporté les 24H de Daytona, 2016 est celle de la n°4.

Mais avec seulement 0.034s d’écart sur la ligne d’arrivée, la n°4 aura bataillé avec la voiture sœur jusqu’au dernier instant de l’épreuve et aura offert une nouvelle fois un finish magnifique. Merci a Doug Fehan de ne pas instaurer de stratégie d’équipe même si la victoire est accessible. En troisième position on retrouve la Porsche n°912 qui aura manqué 12 secondes pour l’emporter. C’est dans la dernière heure que l’allemande aura été passée par les vettes.

Auteur d’une très jolie course, la n°911 aura été trahi par sa transmission et termine seulement 33ème. La seule Ferrari rescapée est la n° 68 du Scuderia Corsa qui aura longtemps bataillé pour la victoire mais qui termine finalement à la quatrième place. La n°62 du Risi Competizione termine à douze tours et la n°72 du SMP Racing a abandonné.

Egalement aux avants-postes durant une bonne partie de la course, la BMW n°25 échoue finalement à la cinquième place du GTLM alors que la n°100 a abandonné suite à un accident dans la nuit. Les nouvelles Ford GT n’auront pas été épargnées par des problèmes à répétition. Après plusieurs passages par les stands et quelques crevaisons, elles terminent respectivement sixième pour la n°66 à 12 tours et neuvième pour la n°67 à 127 tours de la Corvette n°4.

 

 

Tout comme en GTLM, la victoire en GTD aura été décidée dans les derniers instants et la bataille aura duré durant toute la course. Après avoir perdu la tête à 10 minutes du terme, le Magnus Racing a finalement remporté les 24H de Daytona suite à la panne d’essence de la Lamborghini n°28 du Konrad Motorsport. L’italienne termine finalement à la cinquième place. Le passage à l’Audi R8 LMS a porté ses fruits et récompenses les efforts du team.

Le deuxième place est à mettre à l’actif de la Porsche n°540 du Black Swan Racing à seulement trois secondes de l’Audi et deux secondes devant la Dodge Viper n°93. L’Aston Martin officielle termine au pied du podium à 1 tour des vainqueurs . les belles performances de l’anglaise ont convaincu Mathias Lauda d’inscrire l’auto pour les prochaines 12H de Sebring. La première BMW M6 GT3 termine sixième devant la première Ferrari F458 avec celle du Scuderia Corsa.

Résultats des 24H de Daytona

La 54ème édition des 24H de Daytona aura donc rempli tous les objectifs avec du suspense jusqu’au drapeau à damier dans trois des quatre catégories et pomet des 12H de Sebring de haute volée.