Il y a un an Alexander Rossi était dans la Principauté de Monaco à la recherche d’un volant en Formule 1, aujourd’hui il est le vainqueur de la centième édition de l’Indy 500. Le pilote de la Andretti Autosport a économisé tout le carburant qu’il pouvait dans les dernières boucles de l’épreuve pour finalement s’imposer sur l’Indianapolis Motor Speedway à l’occasion de son premier départ dans la plus grande course de monoplace de la saison.

JR Hildebrand, Josef Newgarden, Hélio Castroneves, Tony Kanaan, Sébastien Bourdais, tous ont dû passer une dernière fois par la voie des stands dans les dix dernières boucles de l’épreuve. Alexander Rossi a pris le pari de rester en piste et d’économiser tout le carburant possible quitte à fortement ralentir dans le dernier tour de l’épreuve pour rallier l’arrivée. La décision a payé pour le rookie de la Andretti Autosport qui s’offre le plus grand succès de sa carrière.

“Je n’ai aucune idée de ce qui est arrivé. Je ne savais pas, Ryan m’a beaucoup aidé sur la fin. Je remercie la Andretti Autosport de m’avoir donné cette chance de piloter pour cette course.”
— Alexander Rossi



Cette centième édition de l’Indy 500 a d’abord été une course par élmination dont la première victime fut le Colombien Juan Pablo Montoya. Vainqueur l’an dernier pour la seconde fois sur l’Indianapolis Motor Speedway, le pilote de la Team Penske a terminé sa course dans le mur peu après le soixantième tour.

Dans la seconde moitié de la course les coéquipiers du futur vainqueur à la Andretti Autosport, Townsend Bell et Ryan Hunter-Reay se sont éliminés à la sortie des stands en s’accrochant ce qui a endommagé les deux monoplaces et relégué les deux pilotes à deux tours de la tête de la course. Une balle dans le pied insurmontable à ce moment de la course.

Alors que la fenêtre de ravitaillement était estimée à trente-deux tours, Alexander Rossi a fait les trente-six derniers sans repasser par la voie des stands dont les trente-trois finaux sous drapeau vert pour s’imposer en trois heures et une seconde à la vitesse moyenne de 166,634 mph de moyenne. Sous le drapeau à damier il devance Carlos Muñoz de 4,4975 secondes alors que Josef Newgarden prend la troisième place. Tony Kanaan et Charlie Kimball complètent le top-5.

JR Hildebrand, James Hinchcliffe, Scott Dixon, le Français Sébastien Bourdais et Will Power terminent  dans le top-10 d’une course neutralisée à six reprises pour 45 tours derrière la voiture de sécurité.

Leader du championnat, Simon Pagenaud termine dix-neuvième à un tour après avoir été pénalisé en début de course pour une sortie de son emplacement jugée dangereuse par les officiels. Après cet incident le Français de la Team Penske n’a jamais été en mesure de remonter dans les premières places et ainsi d’être un facteur pour la victoire finale. Le pilote de la Dallara Chevrolet n°22 enregistre son plus mauvais résultat de la saison après cinq top-2 dont trois victoires consécutives.

Le rideau est donc tombé sur cette centième édition de l’Indy 500 et le plateau de l’IndyCar a désormais rendez-vous avec le tracé urbain de Detroit pour les deux prochaines courses de la saison dès la semaine prochaine.