Oui il y a beau y avoir l’Atlanta Motor Speedway et son asphalte si abrasif qui détruit les pneumatiques en quelques tours, donnant ainsi la main au pilote plus qu’à l’ingénieur. Oui il y a le Darlington Raceway avec sa forme d’œuf qui rend impossible de trouver le réglage ultime, mais rien n’est pire que le Pocono Raceway que ce soit pour les pilotes ou les ingénieurs.

Jugez par vous-mêmes, trois lignes droites de longueurs différentes, 3 470 pieds la ligne droite avant, 3 055 pieds la ligne droite arrière et 1 780 pieds la petite ligne droite, ajoutez à cela trois virages aux caractéristiques totalement différentes avec un virage n°1 incliné à 14 ° copié sur le Trenton Speedway, un virage n°2 incliné à 8 °, inspiré de l’Indianapolis Motor Speedway et enfin à virage n°3 à 6 ° basé sur le Milwaukee Mile et vous obtenez le Pocono Raceway, un ovale de 2,5 miles de développement situé à Long Pond en Pennsylvanie. La météo, qui peut s’avérer très changeante est également source de maux de tête pour les stratégistes…



Le Pocono Raceway reste l’une des pistes les plus difficiles à appréhender que ce soit pour les pilotes ou les ingénieurs. Sur cette piste, les changements de vitesses sont fréquents ce qui vaut à ce circuit le surnom de rovale contraction de routier et ovale. Du fait de ces changements de vitesse la mécanique et plus particulièrement la transmission est soumise à contribution tout au long des 400 miles de la course (500 jusqu’en 2011 – ndlr.)

Le Pocono Raceway a accueilli la NASCAR Sprint Cup pour la toute première fois en 1974 avec une seule course et ce huit années durant. Depuis 1982 la première division de la NASCAR se rend systématique deux fois par saison sur cet ovale de la Pennsylvanie. En trente-trois saisons seulement sept fois un pilote a remporté les deux courses de Pocono la même année, Bobby Allison en 1982, Bill Elliott en 1985, Tim Richmond en 1986, Jimmie Johnson en 2004, Denny Hamlin en en 2006 et enfin Dale Earnhardt Jr. en 2014.