Alors que la saison 2018 des Monster Energy NASCAR Cup Series débute dans à peine plus d’un mois, il est temps pour la rédaction de faire un point sur les pilotes à suivre.

Aloïs

Ne vous y trompez pas, la majorité des pilotes dominants la saison dernière ne devrait pas changer du jour au lendemain. Le champion en titre de la Monster Energy NASCAR Cup Series, Martin Truex Jr., n’a aucun raison de disparaitre des radars en 2018 et devrait continuer à jouer les premiers rôles pour défendre son bien.

Grand malheureux des Playoffs, Kyle Larson a prouvé qu’il pouvait être un concurrent sérieux sur la durée d’une saison, ne se limitant plus à quelques coups d’éclat. C’est avec cette constance que le pilote de la Team Ganassi essaiera de renverser la vapeur face à son compère de la Gibbs Racing ; les deux pilotes ont dominé la saison régulière devant le reste de la meute.

Kyle Busch, Denny Hamlin et Brad Keselowski ont également posé leur empreinte sur la saison, jouant le titrant jusque dans les derniers instances. Toujours en place dans leur structure respective, sans baisse de régime apparente, ils joueront les rôles de favori pour le titre une saison de plus, au sommet de leur carrière professionnelle.

La surprise de la saison dernière, plus le plus grand nombre ds observateurs, était la disparition de Joey Logano dans les abîmes du classement général. Le pilote phare de la Penske Racing a carrément manqué un ticket pour les Playoffs qui devait lui tendre les bras en début de saison.

Après une saison à côté de la plaque, et sans un nouveau coup de théâtre, il devrait rattraper ses bévues passées et à nouveau se positionner clairement dans la course au titre final. Le matériel à disposition du jeune pilote (outre son talent) ne lui permet pas de manquer le coche une seconde saison consécutive.

Ils ont sérieusement montré le bout de leur nez pour la première fois en 2017 et leur placement dans la hiérarchie générale devrait sans aucun doute suivre une ascension, à l’image de leur courbe de progression naturelle. On pense logiquement à Chase Elliott et Ryan Blaney. Les deux « fils de » ont marqué la saison de leur présence en s’immisçant dans le Top-10 de manière régulière. Le premier représente le futur fer de lance de la Hendrick Motorsports tandis que l’insouciance du second lui permet de grimper les échelons à vitesse grand v. Par ailleurs, ils ont tous les deux joués les premiers rôles durant les Playoffs malgré leur faible expérience, annonçant un futur glorieux.

Signes de progression ? Chase Elliott récupère d’autant plus de moyens avec les départs de Kasey Kahne et Dale Earnhardt Jr. alors que Ryan Blaney arrive (enfin) dans les hangars officiels de la Penske Racing. Les deux meilleurs amis ne sont pas prêts de quitter les avant-postes de sitôt.

Chaque année détient son lot de surprises plus ou moins impressionnantes. Et si une nouvelle doit se produire, il existe toutes les chances que Erik Jones sorte son épingle du jeu. Le pilote de la Gibbs Racing monte d’un grade au sein de la structure en reprenant l’écurie #20 laissée vacante par Matt Kenseth. Au terme d’une première saison plus que convaincante au sein de l’élite de la NASCAR et désormais avec plus de moyens, il peut réellement croire en son explosion au plus haut niveau dès 2018. Il n’est pas moins talentueux que ses deux amis mentionnés ci-dessus et le matériel n’est certainement pas moins bon.

Et le pari du siècle ? Il se nomme Daniel Suárez. Le jeune pilote mexicain de la Gibbs Racing est capable de se qualifier pour les Playoffs si les étoiles s’alignent

plus tôt que prévu.

 

Lilian

Joey Logano : après une saison 2017 totalement manquée, retour impératif sur le devant de la scène avec victoires et qualifications pour les Playoffs.

Ryan Blaney : une belle année 2017 avec la Wood Brothers avec une participation aux Playoffs acquise grâce à sa victoire à Pocono (en résistant à la pression de Kevin Harvick).  En 2018 avec la Team Penske qui alignera une 3ème voiture, faire au moins aussi bien qu’en 2017 sera son objectif.

Chase Elliott : continuer sur sa lancée de 2017 mais surtout décrocher sa tant attendue première victoire en Cup après l’avoir plusieurs fois manqué de peu.

Jimmie Johnson : après une saison 2017 marquée par plusieurs accidents et mauvais résultats à la régulière, s’il souhaite décrocher son 8ème titre en Cup, il faudra absolument retrouver son niveau de la fin des années 2000.

Aric Almirola : le remplaçant de Danica Patrick chez SHR. Lui qui n’a plus gagné depuis les Daytona 400 en 2014. Revenir sur la Victory Lane et donc se qualifier pour les Playoffs sera primordial.

Clint Bowyer : Playoffs manqués d’un rien aux points. Sa dernière victoire remonte à Charlotte durant les Playoffs en 2012 ! Il est plus que temps de mettre un terme à cette série noire et de participer aux Playoffs.

Kyle Larson : après une excellente saison régulière 2017, il ne parviendra pas à passer le 2nd tour des Playoffs. En 2018 il lui faut intégrer le dernier carré et jouer le titre à Homestead.

Erik Jones : le remplaçant du vétéran Matt Kenseth chez Gibbs. De bons résultats en 2017. Comme pour Chase Elliott, décrocher son 1er damier sera son objectif cette année.

Martin Truex Jr. : espérons que le passage de l’écurie à une voiture ne lui soit pas préjudiciable, après une saison 2017 de tous les superlatifs et records.

Darrell Wallace Jr. : privé de volant en Xfinity durant la saison 2017, faire son retour à la compétition pour débuter à temps complet (4 courses en 2017) en Cup chez le légendaire Richard Petty n’est que positif pour lui.

Les incertains Ricky Stenhouse Jr., Ryan Newman, Austin Dillon, Paul menard ou Kasey Kahne : les victoires surprises (notamment les courses à la consommation ou sur ovales à plaques de restriction) peuvent venir de ces pilotes.

Nous avons déjà donné nos avis concernant le calendrier 2018. On peut rappeler la principale innovation, l’ajout d’une piste routière à Charlotte dans les 10 épreuves des Playoffs.

Simon Pagenaud : la reconquête du titre et/ou gagner l’Indy 500 seront ses objectifs pour 2018.

Will Power : après une saison 2017 en dents de scie, il lui faudra gagner en régularité pour espérer décrocher un nouveau titre.

Marco Andretti : mis à l’écart de l’écurie du paternel dans une structure satellite, peut-être l’électrochoc tant attendu ?

Ryan Hunter-Reay : fer de lance de l’écurie de Michael Andretti, revenir absolument au premier plan et se battre pour le titre.

Tony Kanaan : écarté de chez Ganassi pour filer chez A.J. Foyt, attention de ne pas faire la saison de trop pour le vétéran, lui qui est déjà en difficultés sur les pistes urbaines/routières.

Scott Dixon : Comme pour Pagenaud, reconquérir le titre ou gagner un nouvel Indy 500 seront ses priorités.

Sébastien Bourdais : après avoir brillé en 2017 en remportant la manche d’ouverture à St. Petersburg avant de se blesser à Indianapolis. Espérons qu’il ait retrouvé toutes ses sensations au volant et qu’on puisse le revoir sur la Victory Lane.

Geoffroy

Alors qu’il reste un mois avant le début de la saison, cette nouvelle année ressemble un peu à l’année 0 que ce soit pour la NASCAR ou pour l’IndyCar. Cependant, la situation est bien différente entre les deux disciplines américaines. En ce qui concerne la série de monoplace américaine, la nouvelle monoplace est très attendue, mais cela ne devrait pas changer la hiérarchie pour autant et la lutte Penske/Ganassi devrait une fois encore rythmer la saison à ceci près que la réduction des effectifs va changer la donne. La Ganassi passant de quatre à deux monoplaces alors que la Team Penske perd également une unité, pour s’établir à trois pilotes à temps plein.

Josef Newgarden, Will Power et Simon Pagenaud seront à n’en pas douter des protagonistes au titre et donc à la victoire course après course, tout comme Scott Dixon chez Ganassi. La seule inconnue n’est autre qu’Ed Jones, la recrue de la Chip Ganassi Racing. Le pilote émirati ne compte qu’une seule saison à temps complet en IndyCar, sans la moindre victoire. Pourra-t-il être un arbitre dans la lutte pour le titre, ou un acteur majeur, difficile de se prononcer pour celui qui ne possède que quatre top-10 à son actif.

Cette nouvelle monoplace, que les pilotes et les équipes ne connaissent pas encore très bien, pourrait bien permettre des surprises et ce sans que les équipes ne soient dans l’obligation de tenter des coups stratégiques pour se placer. À ce petit jeu les pilotes d’expérience auront leur mot à dire et dans ces circonstances, comment ne pas penser à Sébastien Bourdais dont la saison 2017 a été écourtée la faute à un terrible accident lors de la première journée des qualifications de l’Indy 500.

En NASCAR point de nouvelle voiture, quoique Chevrolet tente le pari de la Camaro pour rattraper Toyota qui a pris un avantage indéniable ces deux dernières années. La saison 2018 sera également marquée par la poursuite du rajeunissement du peloton. Après avoir perdu Jeff Gordon, Jeff Burton, Tony Stewart ou encore Carl Edwards ces dernières années, ce sont Dale Earnhardt Jr. et Matt Kenseth qui ont raccroché et laissent la place à des pilotes qui ont tout à prouver.

Après une saison 2017 menée tambour battant, Martin Truex Jr. sera encore à suivre. Le pilote de la Furniture Row Racing n’aura pas de coéquipier avec lui, mais il a prouvé qu’il n’en avait pas besoin et surtout le soutien logistique et technique de la Joe Gibbs Racing se poursuit pour l’écurie basée dans le Colorado. Avec Kyle Busch, Denny Hamlin, Erik Jones et Daniel Suárez, la Joe Gibbs Racing sera la plus grosse équipe du plateau avec deux pilotes potentiellement titrables et deux pilotes qui ont prouvé l’an dernier pour leur saison de rookie, qu’ils étaient capables de jouer les premiers rôles à eux donc de confirmer.

De confirmation il en sera également question pour Chase Elliott, Kyle Larson, Ryan Blaney, Austin Dillon et Ricky Stenhouse Jr, mais à des degrés différents. Leader de la Hendrick Motorsports en 2017, Chase Elliott court toujours après sa première victoire en carrière. Passé tout proche à plusieurs reprises l’an dernier, une nouvelle saison sans Victory Lane serait clairement un échec pour celui roulera avec une voiture n°9, le numéro rendu célèbre par son père, Bill. Ryan Blaney doit lui aussi confirmer tous les espoirs et attentes placées en lui par la Team Penske, qui après l’avoir placé pendant deux saisons à la Wood Brothers Racing le réintègre dans son giron avec l’ouverture d’une troisième structure pour épauler Brad Keselowski et Joey Logano.

Austin Dillon a ramené le n°3 sur la Victory Lane l’an dernier lors des Coca-Cola 600, alors que Ricky Stenhouse Jr.est le seul à pouvoir sauver la patrie Roush Fenway Racing. Pour ces deux pilotes, gagner sera une priorité, mais difficile d’envisager plus qu’un deuxième tour au playoffs. Après une saison 2017 bien pleine, pour Kyle Larson il ne peut y avoir qu’un seul objectif cette année, mais attention à ne pas connaître une année sans comme a pu le vivre Joey Logano l’an dernier, malgré une victoire à Richmond, victoire entachée d’une irrégularité et donc d’une perte de bonus fatale en vue d’une qualification en playoffs. Autre pilote à être passé à côté de sa saison l’an dernier, Clint Bowyer, qui pour sa première année à la Stewart-Haas Racing a manqué les playoffs.

Enfin, un dernier mot sur les rookies, William Byron a la lourde tâche de piloter la Chevrolet n°24, alors que Darrell Wallace Jr. assume sans complexe l’héritage de Wendell Scott, premier pilote afro-américain vainqueur dans une série nationale NASCAR. À première vue le duel peut paraître déséquilibré entre le pensionnaire de la Hendrick Motorsports et son rival de la Richard Petty Motorsports, mais enterrer de suite celui qui est surnommé « Bubba » est une grave erreur.

Cela fait beaucoup de noms pour seulement seize places en playoffs et encore Kevin Harvick, Jimmie Johnson, Alex Bowman ou encore Aric Almirola, nouvelle recrue de la Stewart-Haas Racing, n’ont pas été évoqués. Je terminerai donc par deux pronostics, le premier étant qu’il y aura plus de seize vainqueurs différents durant la saison régulière, le second consiste à vous livrer mes quatre finalistes pour Homestead, Martin Truex Jr, Kyle Larson, Joey Logano et Kevin Harvick. En ce qui concerne le champion, j’ai déjà une idée bien arrêtée, mais je la réserve pour la reprise de Splash’n’ Go qui aura lieu quelques jours avant le Clash.

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