Après le week-end des Monster Energy NASCAR Cup Series tour d’horizon des choses à retenir.

1 – La belle histoire des poles continue

Cela commence à devenir une habitude, la pole position des DAYTONA 500 semble réservée à un pilote pour qui ce serait une belle histoire dans les médias. Après Danica Patrick (2013), Austin Dillon (2014), Jeff Gordon (2015) et Chase Elliott (2016 et 2017) c’est Alex Bowman qui inscrit son nom au palmarès des pilotes ayant signé une pole aux DAYTONA 500. Celui qui prend la suite de Dale Earnhardt Jr. dans la n°88 de la Hendrick Motorsports se fait donc remarquer d’entrée en signant la première pole de l’année et sa seconde en carrière après celle obtenue en 2016 à Phoenix durant les playoffs.

Comment va-t-il gérer la pression liée à l’évènement et le marathon médiatique inhérent à celui qui réalise la pole de The Great American Race, premier élément de réponse jeudi soir lors de sa Duel, puis dimanche lors de la soixantième édition des DAYTONA 500.

2 – Brad Keselowski est bien monsieur plaques de restriction

En remportant le Clash, Brad Keselowski a confirmé son statut de pilote dominateur sur les ovales à plaques que sont les pistes de Daytona et Talladega. Surtout en s’imposant il a remporté sa toute première victoire en carrière durant les Speedweeks.

Dans un fauteuil en étant protégé par ses deux coéquipiers en fin de course, Brad Keselowski n’a clairement pas eu la course la plus difficile de sa vie à gérer et même un bout de plastique venu se coller sur sa grille ne l’a pas inquiété. Difficile donc de juger Brad Keselowski sur cette épreuve, mais ses qualités sur ces pistes sont indéniables et il l’a déjà démontré par le passé. Reste que les DAYTONA 500 se sont toujours refusés à lui. La neuvième tentative sera-t-elle la bonne ?

Ryan Blaney et Joey Logano avouent avoir attendu le bon moment pour bouger. Le nouveau pilote de la Team Penske en Monster Energy NASCAR Cup Series a même essayé dans l’avant dernier tour, mais il n’a pas été suivi et a donc perdu des positions. Sans aide, impossible de faire quoique ce soit à Daytona ou Talladega. Avec un peloton en file indienne et trois pilotes de la même équipe aux trois premières places, la situation n’aidait pas à prendre des risques, dommage.

3 – Stenhouse première victime de la saison

Il ne faut pas gagner de position en passant sous la double ligne jaune, c’est la règle et Ricky Stenhouse Jr. en a fait les frais lors du Clash. Son chef d’équipe a eu beau argumenté auprès des officiels en indiquant qu’il a été forcé par Kyle Busch de passer par l’intérieur, les officiels ont maintenu leur décision et à la lumière des différents ralentis proposés par la FOX, bien leur en a pris.

À l’issue de cette pénalité de nombreux messages sont apparus sur les réseaux sociaux émanant de personnes prenant fait et cause pour le pilote de la Roush Fenway Racing. Même Dale Earnhardt Jr. s’est fendu d’un tweet de réponse à Steve O’Donnell en demandant de quand datait cette règle. La réponse est simple, elle date de 2008 et le passage en force de Regan Smith sur Tony Stewart à Talladega durant les playoffs. Depuis, la double ligne jaune est considérée comme un mur, qu’il n’est donc pas possible de franchir pour gagner une position. C’est ce qu’a fait Ricky Stenhouse Jr. et il a logiquement été sanctionné.

Visiblement pas calmé à l’issue de la course, le pilote de la Roush Fenway Racing y est lui aussi allé de son petit commentaire sur Twitter, en indiquant que la prochaine fois il n’hésiterait pas et sortirait Kyle Busch dans pareille situation. Après avoir dépassé le pilote de la Joe Gibbs Racing, Ricky Stenhouse Jr. aurait pu éviter la pénalité en rendant la position gagnée.

4 – Le Clash grande répétition des Duels et des 500 miles ?

Habituellement le Clash est souvent synonyme de carnage et de taule froissée, mais cette année le verrouillage de la course orchestrée par la Team Penske a fait que les pilotes ont limité les risques pris en piste. Il y a bien eu quelques contacts, quelques travers et deux accidents, mais rien de comparable à certaines années.

Du coup les dix-sept équipes présentes durant les 75 tours d’exhibition ont pu prendre des informations utiles en vue de la course qui se déroulera dimanche prochain, sensiblement à la même heure.

Un Clash tellement calme que prêt de la moitié des tours s’est déroulé en file indienne avec un peloton emmené par les pilotes de la Team Penske. Le plus dingue dans cette situation c’est qu’un pilote comme Kevin Harvick ait réussi à perdre le draft en tentant une manœuvre de dépassement. Celui lui aura permis d’éviter d’être pris dans l’accident du dernier tour, mais qund on voit la force des pilotes Ford c’est une bien maigre consolation.

Avec un quadruplé lors du Clash et des pilotes Ford satisfaits des performances de leurs montures, les courses qualificatives de jeudi soir pourraient donc bien sourire à la marque à l’ovale bleu.

5 – Difficile de juger les premiers ravitaillements

La nouvelle règle mise en place par la NASCAR qui limite à cinq le nombre de mécaniciens pouvant aller sur l’emplacement pour intervenir sur la voiture doit modifier la physionomie des ravitaillements. Pour l’instant difficile de tirer trop d’enseignements, hormis un réel allongement du temps passé dans les stands.

Alors que l’an dernier il n’était pas rare de voir des équipes effectuer des arrêts en onze secondes, voire parfois moins, il semble que la nouvelle norme soit au tour des seize secondes pour un arrêt à quatre pneumatiques.

Des premiers arrêts qui ont pu être faits, c’est le préposé au cric qui vient en aide au mécanicien en charge du changement du pneumatique avant, mais lors du Clash peut d’équipe ont fait le choix de prendre quatre gommes neuves et il n’est pas dit que des stratégies alternatives ne puissent pas voir le jour, surtout si elles venaient à être plus rapides.

Il faudra probablement attendre Atlanta et Las Vegas, des pistes d’un mile et demi où le changement de quatre pneumatiques a un réel impact sur le comportement de la voiture pour commencer à juger quelles sont les bonnes et les mauvaises tactiques des équipes de mécaniciens.

Les opinions exprimés dans l’article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position d’US-RACING.COM

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