L’Australien Will Power a enfin vaincu la malédiction sur l’Indianapolis Motor Speedway en remportant l’Indy 500, quinze jours après sa victoire sur la course routière d’IndyCar disputée sur cette même piste.

À l’issue de la course Will Power pouvait exulter après avoir remporté les 500 miles d’Indianapolis pour la première fois de sa carrière. Le pilote de la Team Penske a profité d’un arrêt aux stands à cinq tours de la fin des deux leaders de la course Oriol Serviá et Jack Harvey, ce qui a alors offert un boulevard à l’Australien qui offre une dix-septième victoire aux 500 miles à son propriétaire Roger Penske. Will Power devient également le premier pilote à remporter les deux courses du mois de mai disputées sur l’Indianapolis Motor Speedway, qui plus est la même année.

« Je ne peux pas y croire. J’ai changé d’attitude après Barber en étant beaucoup plus positif. Je ne peux pas décrire ce que je ressens. C’est le restart de ma vie. C’est incroyable. J’en ai rêvé. À un tour de la fin je criais. Je pensais ‘Je vais la gagner, j’ai tant de victoires et de poles dans ma carrière, mais je ne peux imaginer gagner cette course devant tout ce monde. C’est incroyable. »

– Will Power

Sous le drapeau à damier Will Power devance finalement Ed Carpenter, Scott Dixon, Alexander Rossi et Ryan Hunter-Reay pour le top 5. Simon Pagenaud, Carlos Muñoz, Josef Newgarden, Robert Wickens et Graham Rahal complètent le top 10 de l’Indy 500 le plus chaud de l’histoire.

Auteur de la pole position, sa troisième lors des 500 miles d’Indianapolis, Ed Carpenter a mené le peloton dès le drapeau vert. La chaleur, 91 °F au départ de la course, a redu l’adhérence précaire et les plaintes des pilotes à ce sujet élevées. Résultat, Ed Carpenter a mené le premier relai de la course avec une seconde d’avance sur son plus proche rival. La première salve d’arrêts, survenue à partir du trentième tour, n’a pas fondamentalement changé l’ordre du peloton.

Au tour 57, James Davison, en perdition depuis de nombreux tours se fait percuter par Takuma Sato, ce qui contraint les deux pilotes à l’abandon et les officiels à sortir le premier drapeau jaune de la course. Ed Carpenter reprend les commandes de la course, alors qu’Ed Jones est lui aussi victime d’un accident au tour 59 dans le virage n°2. Légèrement à l’extérieur de la trajectoire idéale, le pilote de la Chip Ganassi Racing a perdu le contrôle de sa monoplace avant de taper le mur extérieur par l’arrière. Ed Jones, à l’issue de l’évaluation médicale effectuée sur le circuit a été transporté au Methodist Hospital d’Indianapolis pour des douleurs au cou et à la tête.

Après Ed Jones, c’est Danica Patrick qui part à la faute dans le virage n°2 à la suite d’un survirage. La pilote de la Ed Carpenter Racing arrête donc sa carrière de pilote sur cet accident qui et à l’origine de la troisième neutralisation de la course. La très grande majorité des pilotes reste en piste lors de ce drapeau jaune, pas Josef Newgarden.

Lors de la relance, Tony Kanaan et Ed Carpenter s’expliquent une fois encore, mais la bataille tourne à l’avantage du pilote de la A.J. Foyt Enterprises, sans que son rival ne puisse répliquer. Le Brésilien a alors mené les 500 miles d’Indianapolis pour la quatorzième fois de sa carrière, un record. Cependant, la joie allait être de courte durée pour Tony Kanaan qui a été contraint de passer par la voie des stands au centième tour pour un arrêt imprévu, la faute à une crevaison à l’arrière droit.

Le troisième quart de la course est marqué par deux nouveaux accidents à la suite de pertes de contrôle. Sébastien Bourdais et Hélio Castroneves se sont faits surprendre dans le virage n°4 et ont été contraints à l’abandon.

Au tour 154, deux tours après une relance, c’est Sage Karam qui part à la faute lui aussi dans le virage n°4, encore une fois après un survirage. Le natif de la Pennsylvanie est sorti par ses propres moyens de sa monoplace qui s’est immobilisée au bout de la ligne droite avant.

Alors que quatre pilotes, Oriol Serviá, Stefan Wilson, Jack Harvey et Scott Dixon, ont pris le pari de faire près de cinquante tours avec un plein en fin de course, leur stratégie est tombée à l’eau lorsque Tony Kanaan s’est fait piéger dans le virage n°2 en perdant le contrôle de sa monoplace à douze tours de l’arrivée, ce qui a permis une ultime relance de cette cent-deuxième édition de l’Indy 500.

Résultat

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