Carnet de bord – Ma première édition des 500 Miles

Si vous écoutez notre émission hebdomadaire Splash’n’go, j’avais envisagé de vous faire partager mon expérience chez l’oncle Sam et plus particulièrement l’événement de la saison IndyCar : L’Indianapolis 500. Si vous avez des questions n’hésitez pas, je tenterai d’y répondre dans la mesure du possible.

Réveil à 6h pour arriver au plus tôt sur le circuit et éviter les bouchons réputés importants pour se garer aux alentours. Pour information les locaux font payer 10, 20 voire 30$ la place de parking sur leur gazon ! Finalement garés gratuitement dans une petite rue tranquille à 25-30min du circuit, nous passons l’entrée sans soucis vers 7h40. La première chose qui m’a impressionné, ce sont la taille des tribunes ! On se sent vraiment petit à côté.

Arriver tôt a un avantage et non des moindres, il est en effet possible d’accéder à la piste jusqu’à 10h, avant que les 33 monoplaces soient placées sur la grille de départ vers 10h30.

Après quelques pas et photos sur cette iconique piste, visite de l’immense infield : les garages où les voitures sont déjà sorties notamment pour faire le plein avant la course, les magasins pour acheter des produits divers à l’effigie de son pilote favoris, le parking avec les motor-home des pilotes et écuries, le camping des spectateurs, le fameux Snake pit (scène à ciel ouvert très appréciée des jeunes adultes) et il y a même un parcours de golf !

Je ne pouvais pas passer à côté d’une dernière chose, le musée du circuit avec cette année une exposition dédiée à Mario Andretti avec quelques combinaisons, casques et monoplaces d’époques qui ont marquées sa longue carrière. Quand à la collection permanente du musée, on y retrouve bon nombre de voitures ayant gagné l’épreuve avec un petit historique, des objets divers d’époque comme des casques, des drapeaux, des unes de journaux.. C’est une vraie mine d’information, je le conseille vivement pour tous fans de l’épreuve (10$ l’entrée adulte).

Vers 11h nous sortons du musée, la foule est très dense dans l’infield mais l’ambiance est bon enfant. Il est temps de prendre nos places en tribunes (il y a un peu de marche) et de manger tranquillement.

Les traditionnelles cérémonies d’avant course débutent et Memorial Day oblige, les Américains font preuve de leur patriotisme notoire, bien plus marquant en live qu’à la télévision.

Ça y est, le tant attendu « Drivers, start your engine » est donné et les monoplaces partent pour 4 tours de chauffe derrière le pace car Corvette conduit par Dale Earnhardt Jr. qui sera ensuite aux commentaires pour NBC aux côtés de Danica Patrick en bout de pit road. Le départ donné, je suis rapidement marqué par Simon Pagenaud qui paraît avoir une excellente voiture et personne ne semble pourvoir le dépasser.

Si depuis la tribune où nous sommes placés, les 230 miles ne paraissent pas extraordinaires, une fois descendu et au plus près de la piste c’est autre chose ! Là on prend conscience de la vitesse et surtout du talent de ces pilotes pour affronter cette piste sur une telle distance.

Lors des accidents (Marcus Ericsson dans la pit road ou Bourdais/Rahal) tout le monde se lève et de nombreux cris peuvent se faire entendre.

Arrive ensuite le drapeau rouge et 20 tours restent à parcourir. En tribune on s’occupe comme on peut et les spectateurs se lancent des ballons gonflables. Lors de la reprise, la foule hurle son mécontentement pour un nombre trop élevé de tours derrière la voiture de sécurité.

Le sprint final est enfin donné et nous assistons à une bataille splendide pour la tête entre Simon Pagenaud et Alexander Rossi. Pendant ce temps Takuma Sato a passé Josef Newgarden pour la 3ème place. C’est une lutte qui se joue aux forceps et à l’aspiration, la tension est on ne peut plus palpable en tribune et les américains exultent à chaque dépassements de Rossi (pilote américain) pour la tête.

La suite, vous la connaissez…

Les américains ont tout de même applaudi la victoire de Simon Pagenaud car méritée mais déçus du résultat.

Afin d’éviter les bouchons pour regagner notre hôtel à 15min en voiture, nous restons pour les cérémonies de fin de course : Victory circle, la fameuse bouteille de lait promise au vainqueur, interview, tour d’honneur de Pagenaud dans le pace car avec le speaker du circuit et sa future femme Hailey. Pour terminer, nous profitons du calme revenu pour un dernier tour dans l’infield, s’imprégner des lieus et admirer la vue en tribunes côté pit lane.

A notre tour de quitter définitivement le circuit, non sans tristesse je dois bien l’avouer. Les Coca-Cola 600 en NASCAR m’attendent à peine rentré à l’hôtel !

Une édition qui aura encore tenu toutes ses promesses, un grand spectacle à l’américaine comme eux seuls savent le faire. J’ai trouvé qu’il était plus difficile de suivre la course en détails depuis les tribunes qu’à la télévision car les commentaires des speakers du circuit sont quasi inaudibles avec le passage des voitures (protection auditive obligatoire). Certes les écrans nous aident à comprendre ce qu’il peut se passer en piste mais le manque d’explications est crucial. En revanche c’est une expérience absolument unique que je recommande pour tous fans de sports automobiles. D’abord d’un point de vue historique mais aussi d’un point de vue prestige. Pour rappel cette course fait partie avec les 24h du Mans et le GP de Monaco en F1 des trois plus grandes courses auto au monde. Enfin, pouvoir s’approcher aussi prêt des monoplaces et des pilotes, ressentir la toute la tension et l’émotion que ce type d’épreuve peut procurer est unique. Le voyage d’une vie pour certains.

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