IndyCar Series

96èmes 500 Miles d'Indianapolis : présentation

IndyCar Series - 96èmes 500 Miles d'Indianapolis : présentation
© IndyCar Series / Dan Helrigel

Indianapolis : un nom mythique qui évoque toutes sortes de souvenirs. Depuis l’ouverture de la piste en 1909, à la première course en 1911 sur un ovale de 2,5 miles entièrement revêtu de briques rouges, en passant par la victoire de Danny Sullivan en 1985 après être parti en tête-à-queue ou encore la victoire hollywoodienne de Dan Wheldon en 2011, Indianapolis nous a toujours offert un spectacle de qualité et de grands moments d’émotion.

Pour sa 96ème édition, la course ne devrait pas déroger à la règle. Avec de nouvelles voitures générant beaucoup d'aspiration et de nombreux candidats à la victoire dispersés sur la première moitié de la grille, nous devrions assister à de nombreux dépassements et à de fabuleuses passes d'armes.

En parlant de favoris justement, il semble que les pilotes les mieux armés sont ceux défendant les couleurs Andretti Autosport. Régulièrement aux avant-postes durant les essais libres puis en qualifications, les trois pilotes à plein temps sont assurément ceux sur qui miser. Pour rappel, James Hinchcliffe, Ryan Hunter-Reay et Marco Andretti s'élanceront respectivement des deuxième, troisième et quatrième positions sur la grille. Cette performance est un joli pied-de-nez à leurs qualifications catastrophiques de 2011 qui avait failli voir Andretti et Danica Patrick manquer la course.

L'autre écurie à classer dans les favoris est le Team Penske. Auteur de la Pole Position, sa première en carrière sur l'Indianapolis Motor Speedway, Ryan Briscoe pourra s'appuyer sur cette statistique pour se mettre en confiance : 20 fois, le Poleman s'est imposé en course et à 43 reprises, le vainqueur a démarré de la première ligne.

Du côté des Français, si les qualifications n'ont pas été à la heuteur de leurs espérances, il pourrait en être tout autrement lors des 500 Miles. Auteur d'un modeste 23ème chrono, Simon Pagenaud est néanmoins en confiance avec sa voiture et sait que sa monoplace sera plus à son aise en configuration "course". De son côté Sébastien Bourdais a signé un petit exploit lors du Bump Day puisqu'il a réalisé une moyenne à plus de 223 mph alors qu'il découvrait sa voiture et surtout le V6 Chevrolet. Attendons-nous à une belle remontée du quadruple champion ChampCar. En revanche, Jean Alesi ne pourra rien attendre de sa Dallara-Lotus et pourrait même rentrer aux garages dans les premiers tours si son rythme est à 105% du leader...

Enfin cette 96ème édition des 500 Miles d'Indianapolis ne comptera pas 33 mais 34 pilotes. En effet, vainqueur en 2011 et tragiquement disparu à Las Vegas lors de la dernière course du championnat, Dan Wheldon sera présent dans l'esprit de tous dimanche. Honoré le jours de la course, le champion 2005 aura droit à un hommage lors de l'avant-course lorsque Bryan Herta effectuera un tour de parade avec la voiture qu'il a conduit à la victoire l'année passée.

L'oeil du pilote :
Le mythique ovale d'Indianapolis est un lieu marquant dans l'esprit d'un pilote. Ce complexe est tout d'abord un lieu historique de la course automobile. Ouvert en 1911, il reste le plus vieux circuit au monde et a offert à tous les participants des joies, des peines et des moments d'anthologie. Aujourd'hui encore, voir les pilotes évoluer à pleine vitesse et risquer leur vie à chaque tour sur cet ovale force l'admiration et vous fait prendre conscience de tout le drame qui entoure ce magnifique sport.

Du point de vue du pilotage, Indianapolis demande aux pilotes d'adopter un style très coulé et surtout d'anticiper toute réaction "parasite" de leur monoplace pour éviter de terminer dans le mur extérieur. Car il faut bien l'admettre, évoluer à plus de 220mph de moyenne relève de l'exploit physique et mental. Physique tout d'abord parce que les forces latérales et verticales compriment le corps du pilote au fond de son baquet ; et mental car la voiture est très difficile à ressentir et demande donc une dose infinie de concentration La cause ? L'aileron arrière est incliné négativement et n'offre que le minimum d'appui aérodynamique forçant le pilote à rester aux aguets du moindre louvoiement du train arrière.

Mais au final, tous se délectent de participer à la course la plus gratifiante qui pour certains a autant de valeur si ce n'est plus qu'un titre de champion.

Article mis en ligne par Kevin VERNAZ le 24/05/2012