Pilotes RCR êtes-vous là ?

Depuis quelques courses, rien ne va plus à la Richard Childress Racing qui enchaîne les contre-performances les unes après les autres à tel point qu’elle ne compte plus qu’un seul pilote dans les douze premiers.

Clint Bowyer : six courses et puis s’en va

Arrivé dans une nouvelle structure à l’intersaison, Bowyer avait effectué un très bon début de saison, puisqu’il pointait à la deuxième place du général après la course de Martinsville théâtre de la sixième épreuve de la saison.

Le pilote de la Chevrolet n °33 a débuté sa saison par une quatrième place à Daytona avant de se classer dix-neuvième à Fontana, dans une course où – comme très souvent – il a été transparent. Deuxième à Las Vegas derrière l’irrésistible Kyle Busch, Bowyer a enchaîné avec une sixième place à Atlanta.

Sur les short-tracks, le pilote de la Richard Childress Racing faisait mieux que se défendre avec une treizième place à Bristol puis une cinquième à Martinsville. Après six courses le bilan était donc plus qu’honorable pour Bowyer qui avait à son actif trois top-5 et quatre top-10. Il était bien évidemment le meilleur pilote de l’équipe.

Mais depuis Martinsville tout va de travers pour Bowyer qui a une dix-huitième place – à Richmond – comme meilleur résultat. 22ème au Texas, puis 26ème à Phoenix, il était impliqué dans le premier accident de la course à Talladega ou il ne pouvait faire mieux que 39ème. Dix-huitième à Richmond donc, ses deux derniers résultats ne sont que peux reluisant avec une trente-septième place à Darlington puis une trente-sixième lundi au Lowe’s.

Cette spirale de mauvais résultats a fait littéralement plonger Bowyer au général qui se retrouve maintenant dix-septième à plus de cent longueurs de la douzième place. Une qualification pour le Chase devient donc hypothétique tant il est fantomatique sur les ovales intermédiaires.


Jeff Burton : le seul qui survive

S’il y a bien un des quatre pilotes qui arrive à tenir son rang – ou presque – c’est bien Burton. L’ancien pilote de la Roush Fenway Racing n’est certes pas sur une dynamique de très bons résultats, mais il termine les courses et très souvent il est le meilleur pilote de l’écurie, même s’il se fait très discret.

Burton n’est a crédité que de deux top-5 cette année, c’était à Las Vegas puis à Richmond ainsi que de deux autres top-10, Bristol et Talladega.

La saison avant pourtant débuté par deux mauvais résultats – ses deux pires – avec une vingt-huitième place à Daytona avant de faire trente-deuxième à Fontana. Mais de Las Vegas à Richmond, il est toujours entré dans le top-15. Au Lowe’s il n’a pu faire mieux que vingt-cinquième.

Lui aussi est très peu à son avantage sur les ovales intermédiaires, pourtant Burton a été ce lundi le meilleur pilote de la Richard Childress Racing à l’arrivée pour la septième fois de la saison et la sixième consécutivement. Bowyer a été à trois reprises le mieux classé de l’équipe, Harvick l’a été deux fois alors que Mears ne l’a bien évidemment jamais été.

Huitième du championnat, Burton est bien évidemment le mieux loti des pilotes RCR mais il n’a que cinquante points d’avance sur le treizième du championnat. Une victoire à Dover lui permettrait certainement de se reprendre en vue d’une qualification pour le Chase, sachant que nous arriverons à mi-parcours de la saison régulière. Burton compte une victoire à Dover c’était en septembre 2006.


Kevin Harvick : l’hombre de lui même

Mais où est donc passé le Harvick de 2006 ? Celui qui était capable d’enchaîner les bonnes performances. Sur les 86 dernières courses de championnat, Harvick ne compte que deux succès, c’était à l’automne 2006 à Phoenix et quelques mois plus tard en ouverture de la saison 2007 à Daytona.

Depuis ? Plus rien ou presque. Si bien-sûr, Harvick a gagné le NASCAR Sprint All-Star et le million de dollars qui va avec en 2007 ainsi que le Budweiser Shootout cette année, oui mais voilà ces deux épreuves ne comptent pas pour le championnat. Et même le prestige d’avoir gagné ces courses n’a pas donné un souffle nouveau à Harvick pour aller jouer la gagne plus souvent.

Cette année Harvick n’a que deux top-5 une deuxième place à Daytona puis une quatrième à Atlanta. A Fontana, il a subi son premier abandon depuis plus de deux ans avant de rebondir avec une douzième place à Las Vegas. Mais chaque haut est inexorablement suivi d’un bas en cette saison 2009. Sur les six dernières courses, Harvick a un meilleur résultat de onzième, c’était à Darlington et son second meilleur résultat est une vingt-septième place au Texas.

Pire, il n’a pas fait mieux que trentième de Phoenix à Richmond, c’était d’ailleurs dans l’Arizona qui a signé sa trentième place avant de faire trente-huitième à Talladega puis 34ème à Richmond. Ce lundi au Lowe’s, Harvick a bu le calice jusqu’à la lie avec une antépénultième place à l’arrivée à deux tours des leaders. Le pilote de la Chevrolet n°29 n’a jamais été dans le rythme du week-end et a perdu un tour en tout début de course après un contact avec un adversaire ayant entraîné une crevaison de son pneu avant droit puis un contact avec le mur extérieur.

Après douze courses et un changement complet d’équipe, c’était pour l’épreuve de Talladega, le rookie 2001 est maintenant 23ème du championnat à presque trois cent points de la dernière place qualificative. Autrement dit, à moins d’un miracle il ne se qualifiera pas pour la quatrième année consécutive pour les play-offs.


Casey Mears : de déceptions en déceptions

Parti de la Hendrick Motorsports après deux année on ne peut plus décevantes, Mears est arrivé à la Richard Childress Racing en espérant pouvoir enfin briller. Plutôt que d’être dans la nouvelle structure de l’équipe il est arrivé dans la n°07, équipe qui avait fait le Chase ces deux dernières années avec Bowyer.

Mais à l’instar de ce qu’il a fait à la Hendrick Motorsports en 2007 et 2008, Mears est on ne peut plus fantomatique avec un seul top-10 et quatre top-20 en douze courses. Pire encore, depuis qu’il travaille avec Todd Berrier, les résultats ne sont pas plus brillants que lorsqu’il était avec Gil Martin.

Quinzième à Daytona pour l’ouverture de la saison, Mears a ensuite enchaîné avec des résultats très moyens, puisqu’il faudra attendre Atlanta pour son deuxième top-20, une seizième place. Aux portes du top-20 d’Atlanta à Martinsville il a ensuite enchaîné avec trois top-20 en autant de week-end, vingtième à Phoenix, seizième à Talladega et neuvième à Richmond.

Depuis cette neuvième place, plus rien d’intéressant pour Mears qui n’a pas signé le moindre top-30, il s’est en effet classé trente-sixième à Darlington puis trente-troisième lundi au Lowe’s. Le problème pour Mears est qu’il ne trouve pas l’alchimie nécessaire avec son chef d’équipe. L’électrochoc voulu par Richard Childress n’aura duré que deux courses.

Actuel 22ème du classement général, Mears peut dire au revoir au Chase tant ses résultats ne sont pas ceux attendus. S’il n’est pas trop irrégulier, c’est surtout sa place moyenne de 22,08 qui est loin du niveau que l’on pourrait attendre d’un pilote RCR.


Et maintenant ?

En début de saison l’objectif était de placer ses trois même pilotes qu’en 2007 et 2008 dans le Chase, à savoir Burton, Harvick et Bowyer, tout en espérant une bonne saison de Mears qui arrivait dans une structure compétitive. Alors que la mi-saison régulière approche, il paraît improbable que cela se réalise.

Alors que Mears et Harvick étaient en difficulté, Richard Childress a décidé une solution radicale, intervertir l’intégralité des deux équipes. Malheureusement l’effet escompté n’a absolument pas eu lieu puisque les deux hommes continuent à enchaîner les contre-performances.

Seul Burton semble tirer son épingle du jeu. Le début de saison de Bowyer était encourageant mais il passe totalement à côté de ses courses depuis plusieurs semaines. Un problème qui atteint toute l’équipe est qu’elle est peu compétitive sur les ovales intermédiaires avec seulement cinq top-10 pour les quatre pilotes depuis le début de la saison sur ce genre d’ovales !

Sur les superspeedway, les pilotes ne travaillent jamais ensemble alors qu’ils sont individuellement de bons pilotes sur ces ovales. Burton et Harvick ont au moins une victoire sur les ovales à plaques de restrictions alors que Mears ont déjà effectué des résultats solides tant à Daytona qu’à Talladega.

Des changements internes ont déjà été effectués et il semble peu probable que Richard Childress ait de nouveau recours à cela. Le contrat de chacun des quatre pilotes expire soit en 2010 (Harvick et Burton) ou en 2011 (Mears et Bowyer), ils sont donc assurés de revenir la saison prochaine mais il y a fort à parier que Richard Childress ne va pas se contenter d’un seul pilote qualifié pour le Chase.

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