Marcos Ambrose était le plus fort

Après son succès de l’an dernier, l’Australien Marcos Ambrose était attendu et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas déçu. Alors qu’il restait vingt-tours à couvrir, Kyle Busch pointait en tête juste devant Marcos Ambrose. Dans la longue ligne droite qui précède l’Inner Loop, Busch pensait avoir suffisamment d’avance pour aborder ce freinage en tête.

Mais voilà, Ambrose a retardé au maximum son freinage pour se porter à la hauteur de Kyle. Les deux roues droites dans l’herbe et celles de gauche sur le vibreur, Ambrose a vraiment pris tous les risques pour dépasser, d’autant que son aile droite est passer à quelques centimètre du rail. Kyle Busch, lui n’a eu d’autre choix que de couper le virage et de s’avouer vaincu.

Kyle Busch : “je me suis écarté, car je ne voulais pas me crasher. Je pense que ça aurait mal fini si l’une des deux voitures n’avait pas lâché. Je ne voulais pas, mais j’ai dû le faire. Je ne pense pas que c’était un dépassement respectueux.”

Bien que deux nouvelles neutralisations viendront ralentir la course et resserrer les positions, rien n’y fera, Ambrose était simplement trop fort pour tous ses adversaires.

Marcos Ambrose : “je n’avais pas assez de vitesse en bout de ligne droite pour faire un dépassement classique. Je savais que je devais tenter quelque chose. Il ne faisait pas d’erreur je devais donc le forcer. C’est Kyle Busch dont nous parlons. J’ai fait un dépassement juste. Je savais que c’était une manœuvre osée, mais c’est ce dont nous avions besoin pour gagner. Nous n’étions pas là pour faire deuxième. Nous voulions gagner et tout le week-end j’avais cette mentalité.”

C’est sous un ciel mitigé que le départ était donné. Des ondées n’étaient d’ailleurs pas à exclure et les écuries avaient donc préparé les pneumatiques prévus pour la pluie au cas où. Mais il n’en sera rien, la pluie restera hors de portée du Watkins Glen International.

Auteur de la pole position, Kevin Harvick gardait l’avantage en début d’épreuve. Il allait mener les douze premiers tours avant de céder le commandement à Ambrose. Ce dernier allait mener sept tours avant de s’arrêter aux stands sous drapeau vert. Lors de cette salve d’arrêts plusieurs pilotes, dont Joey Logano, seront pénalisés d’un drive through après que leurs mécaniciens est quitté trop tôt leur emplacement sur le muret des stands.

C’est Carl Edwards, qui s’était arrêté en début d’épreuve qui allait mener le deuxième quart de la course, avant lui aussi de repasser par la voie des stands et de céder un temps la place de leader à Steven Wallace puis David Ragan. Kyle Busch reprenait le leadership de l’épreuve au tour n°49 pendant quinze tours et jusqu’au dépassement d’Ambrose.

Marcos Ambrose remporte donc les Zippo 200 devant Kyle Busch, Carl Edwards, Kevin Harvick, Ron Fellows, Jeff Burton, Greg Biffle, David Ragan, Brad Keselowski et Scott Speed.

Six neutralisations seront venues émailler cette course. Dès le neuvième tour lorsque Brian Vickers a perdu sa transmission alors qu’il venait d’enclencher le deuxième rapport à la sortie du virage n°1. Joey Logano qui était dans le pare-chocs arrière de Vickers n’a pu éviter le contact entre les deux voitures et Vickers a terminé sa course dans le mur de pneumatiques.

Ryan Newman a ensuite rencontré des problèmes de pression d’essence. D’abord repassé par son stand, il repartait après avoir perdu deux tours, mais était contraint d’immobiliser sa Chevrolet n°1 à la sortie des esses. Cette deuxième neutralisation intervenait au tour n°35.

Dix tours plus tard, alors que sa manœuvre de dépassement sur Brad Keselowski semblait dès le départ vouée à l’échec, Paul Menard s’est retrouvé dans la bac à graviers de l’Inner Loop après avoir tapé la Chevrolet n°88. Cet incident était d’autant plus regrettable pour le pilote Ford, qu’il était dans les toutes premières positions.

Au cinquante-troisième tour c’est ce même Menard qui semait quelques débris dans le virage n°3 et qui contraignait les officiels à sortir le pace car pour la quatrième fois. La cinquième neutralisation était elle aussi dû à la présence de débris au tour 67. Six tours plus tard, Joey Logano, qui n’avait pas arrêté de se frotter au bouillant Robby Gordon, est allé terminer sa course dans les pneumatiques du virage n°9.

Robby Gordon se sera frotté avec pas mal de pilotes tout au long de la course et terminera l’épreuve en quatorzième position avec une voiture rafistolée de tous les côtés.

Au classement général, Kyle Busch accroît de cinq points son avance sur Carl Edwards. L’écart est désormais de 212 points entre les deux hommes alors que Brad Keselowski décroche encore un peu puisqu’il est maintenant à 409 unités.

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