2000-2009 : une décennie de NASCAR Sprint Cup Series (5/10)

2004 : nouveau sponsor, nouveau format, nouveau champion

Avec l’arrivée de Nextel comme sponsor titre, c’est aussi un nouveau format qui faisait son apparition. Alors oui, bien sûr il y avait toujours trente-six courses comptant pour le championnat, mais désormais, les vingt-six premières permettaient de qualifier les meilleurs pilotes pour jouer le titre lors des playoffs, plus communément appelés Chase. Les pilotes étant qualifiés étaient les dix premiers du classement plus tous ceux se situant à moins de 400 points du leader.

C’est donc au soir de la seconde épreuve de Richmond, au mois de septembre, que l’on connaissait les qualifiés et qu’un réajustement en terme de points était effectué. Le dixième et dernier qualifié voyait son nombre de points à 5 000, le neuvième en avait 5 005 et de cinq points en cinq points jusqu’au leader qui comptabilisait donc 5 045 points.

La saison commençait à Daytona par la victoire du pilote préféré des fans, à savoir Dale Earnhardt Jr., qui après s’être échappé du peloton en compagnie de Tony Stewart l’a doublé pour aller décrocher sa première victoire dans The Great American Race.

En ne remportant qu’une course en 2003, Matt Kenseth avait été qualifié par certains de champion sans panache. Pour faire taire ses détracteurs, il remportera les deux courses suivantes, à savoir celles de Rockingham puis de Las Vegas. C’est également la dernière fois que la première division de la NASCAR s’est rendue à Rockingham. Depuis l’ovale a été re-surfacé et est toujours utilisés dans certaines séries, notamment l’ARCA.

En ce début de saison un pilote se faisait remarquer pour sa faculté d’adaptation, il s’agissait du rookie Kasey Kahne, qui dès l’épreuve de Rockingham était en lice pour la victoire. Moins expérimenté que son rival pour le titre de rookie de l’année, Brian Vickers, le pilote de Ray Evernham, qui prenait la succession de Bill Elliott allait enchaîner les très bons résultats en étant très souvent proche de la victoire.

Tellement proche de la victoire, qu’il allait être envoyé dans le mur par Tony Stewart lors de l’épreuve de Chicagoland ce qui allait déclencher la colère des mécaniciens de Kahne et par la même occasion, une bagarre dans les stands.

En lice pour décrocher son cinquième titre en carrière, Jeff Gordon était l’homme fort de cette saison régulière avec cinq victoires, Talladega, Fontana, Sonoma, Daytona et Indianapolis. Ce succès acquis sur le Brickyard était son quatrième sur cet ovale mythique, ce qui lui permettait d’égaler des Rick Mears ou autre A.J. Foyt au rang des quadruples vainqueurs à Indianapolis. A la différence près que les deux derniers cités s’étaient imposés en monoplace.

La saison régulière se terminait donc à Richmond le 11 septembre par la victoire de Jeremy Mayfield qui décrochait ainsi sa place au tout dernier moment pour les playoffs.

Le Chase s’ouvrait par la victoire de Kurt Busch, qui réalisait ainsi le sweep au New Hampshire cette année là et qui remportait son troisième succès de la saison ; il s’était aussi imposé à Bristol en début d’année. Grâce à cette victoire, il s’emparait de la tête du classement.

Newman s’imposait à Dover, avant que Dale Earnhardt Jr. ne remporte un cinquième succès à Talladega. Il se fera d’ailleurs réprimander par la NASCAR pour quelques grossièretés dites après la course. Mais une nouvelle fois la course de Talladega était marquée par une envolée spectaculaire d’Elliott Sadler au passage de la ligne d’arrivée. Bloqué par Ward Burton à l’intérieur, Sadler touchait Scott Riggs avant de partir en tonneau et de revenir sur sous roues en passant la ligne.

Johnson allait ensuite enchaîner quatre victoires en cinq courses, dont trois de suite avant que Greg Biffle ne s’impose à Homestead pour clôturer la saison. Kurt Busch décrochera le titre de champion, malgré une dernière course pour le moins agitée. Il manquera de percuter les bidons d’eau stockés à l’entrée des stands après avoir rencontré une crevaison, mais il sera capable de revenir aux avant-postes pour finalement être champion avec huit points d’avance sur Johnson et seize sur Gordon.

Mais la fin de saison de la Hendrick Motorsports n’a pas été aussi rose que les statistiques veulent bien le montrer. En effet, lors de l’épreuve de Martinsville, un avion transportant du personnel de la Hendrick Motorsports, dont Ricky, le fils de Rick s’est écrasé ne laissant aucun survivant. Les pilotes furent prévenus une fois la course terminée et un hommage fut rendu aux disparus lors des quatre dernières épreuves de la saison.

A venir :

– 2005 : la passe de deux pour Stewart

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