2000-2009 : une décennie de NASCAR Sprint Cup Series (9/10)

2008 : Johnson égale Yarborough

Après la saison 2007, la question principale était de savoir si Jimmie Johnson allait, trente ans après, égaler Cale Yarborough en remportant trois titres consécutifs. Le début de saison s’avèrera pourtant difficile pour Johnson puisqu’il attendra l’épreuve de Phoenix pour décrocher sa première victoire.

La saison 2008 marquait également la première saison à temps complet de deux anciens pilotes de monoplace, Sam Hornish Jr. et Dario Franchitti.

Mais l’événement du début de saison était bien la cinquantième édition des Daytona 500. Et pour la première fois de son histoire la Penske Racing réalisait un doublé avec la victoire de Ryan Newman devant Kurt Busch. Il s’agissait de la première victoire de Newman sur une course à plaques de restriction. C’était aussi le premier succès pour Roger Penske à Daytona, lui qui à l’époque, comptait quatorze succès à Indianapolis en IndyCar.

Carl Edwards allait ensuite remporter les deux courses suivantes, mais sera pénalisé à Fontana pour un réservoir d’essence non conforme. A Atlanta, Kyle Busch décrochait la première victoire officielle de Toyota en NASCAR Sprint Cup Series.

A Richmond, Denny Hamlin était intouchable et bien parti pour la gagne avant qu’une crevaison n’en décide autrement à quelques tours du but. Kyle Busch a alors tenté une manœuvre très musclée à quatre tours du but pour prendre la tête à Dale Earnhardt Jr. Jr., envoyant ce dernier en tête à queue et ce sera l’opportuniste Clint Bowyer qui récupèrera la tête et la victoire sur cet incident.

La saison régulière allait être une grande lutte entre Carl Edwards et Kyle Busch. Mais c’est surtout ce dernier qui allait remporter les courses du début d’année. Puisqu’il s’imposait également à Talladega, Darlington, Dover, Sonoma, Daytona, Chicagoland et Watkins Glen.

Au Michigan au mois de juin, Dale Earnhardt Jr. décrochait sa première victoire de l’année et sa première depuis Richmond en 2006 soit plus de deux années sans victoire. Le nouveau pilote de la Hendrick Motorsports s’est imposé grâce à une stratégie calculée au plus juste par son chef d’équipe et cousin Tony Eury Jr..

L’épreuve d’Indianapolis a fait date dans le calendrier de la NASCAR mais dans le mauvais sens du terme, dans cette épreuve fût une parodie de course automobile. Goodyear s’étant une nouvelle fois trompé cette année dans le choix de ses gommes a été le responsable de cette mascarade puisque la course n’a jamais fait plus de douze tours sous drapeau vert. Au final Jimmie Johnson s’est imposé, mais de cette édition n’a été retenu que les explosions de pneumatiques.

De son côté, Carl Edwards qui s’était imposé à Fontana et Las Vegas avait également remporté les courses du Texas, de Pocono, de Michigan puis de Bristol après avoir dépassé Kyle Busch grâce à une poussette dans les derniers tours. A noter que lors de cette course, les deux hommes avaient mené 499 des 500 tours. C’est Jeff Gordon qui avait mené le tour manquant.

Jimmie Johnson avait donc commencé sa saison régulière de manière assez anodine, puisqu’il ne comptait qu’une victoire dans les dix premières courses. Indianapolis ne représentera que son deuxième succès de l’année, mais comme en 2007 il remportera les deux dernières épreuves de la saison régulière.

En remportant les épreuves du New Hampshire et de Dover, Greg Biffle devenait le premier pilote à remporter les deux premières épreuves du Chase. Johnson allait s’imposer au Kansas avant que Tony Stewart ne vainque le signe indien à Talladega.

Dominateur tout au long de la saison régulière, Kyle Busch perdait tout espoir d’être champion dès les deux premières courses des playoffs. Un problème mécanique au New Hampshire, puis une casse moteur à Dover auront raison des espoirs de titre du pilote de la Toyota n°18 qui enchaînera les contre-performances durant le Chase.

A de nombreuses reprises deuxième sur cet ovale, Tony Stewart ne s’était encore jamais imposé à Talladega en NASCAR Sprint Cup Series. En tête lors du restart à deux tours de la fin, Stewart précédait deux équipiers de la Dale Earnhardt Incorporated, Regan Smith et Paul Menard. Les deux hommes ne tenteront rien avant la sortie du virage n°4 dans le dernier tour. Smith qui avait feint de passer à l’extérieur s’était rabattu à l’intérieur. Mais alors que Stewart redescendait, et afin d’éviter un accident, Smith passa sous la ligne jaune pour dépasser Stewart et aller gagner. Mais la NASCAR le disqualifiera pour avoir passé cette fameuse ligne jaune, offrant ainsi à Stewart la victoire.

Il s’agissait de la première victoire de Tony Stewart sur une Toyota en NASCAR Sprint Cup Series, mais aussi de sa dernière, puisque quelques semaines plus tôt il avait annoncé avoir créé sa propre écurie, la Stewart-Haas Racing et qu’il retournerait avec Chevrolet. Son coéquipier dès 2009 serait Ryan Newman et il aurait un partenariat technique avec la Hendrick Motorsports. Pour remplacer le double champion de la Sprint, la Joe Gibbs Racing faisait le pari de la jeunesse avec Joey Logano, seulement âgé de dix-huit ans.

Jimmie Johnson s’imposait à Martinsville, un ovale sur lequel il est quasi imbattable depuis plusieurs années avec qu’Edwards ne gagne les deux courses suivantes. Mais à Phoenix, Johnson réalisait le sweep. Et malgré le succès d’Edwards à Homestead, Johnson était sacré champion pour la troisième fois de sa carrière.

Cette saison 2008 était également la première sans victoire pour Jeff Gordon depuis son année de rookie. Matt Kenseth rejoignait Gordon au rang des champions sans victoire.

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2009 : Jimmie Johnson entre dans l’Histoire

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