24 Heures du Mans : Jeff Koons, l’esthétique de la victoire

C’est la cinquième participation d’une BMW « Art Car » au Mans. La série a été inaugurée en 1975, avec une 3.0 CSL peinte par Alexander Calder à l’initiative d’Hervé Poulain. En 1976, c’est toujours une CSL qui est décorée par Frank Stella.

En 1978, Roy Lichtenstein s’attaque à la 320i et Andy Warhol clôt les années 70 avec une superbe M1. Cette date finira même à la 6ème place cette année-là.

En 2010, c’est au tour de l’artiste américain Jeff Koons de reprendre le flambeau des « Art Cars ». Il s’en est expliqué aujourd’hui lors d’une conférence de presse quelques heures avant le départ des 24 heures.

Jeff Koons :   « Mon design devait représenter l’énergie de la BMW M3 GTR. Je me suis dit que ce serait fantastique de travailler sur une voiture ayant des chances de gagner. La victoire est la plus belle des esthétiques. »





La BMW n°79 lors des qualifs de jeudi.

© Mathieu Sebban / US RACING

Sur le plan artistique, Jeff Koons a également révélé qu’avec sa M3 GTR, il voulait instaurer un dialogue avec ses prédécesseurs Calder, Warhol ou encore Lichtenstein.

D’un point de vue technique, la conception a nécessité plusieurs meetings avec l’équipe de Mario Theissen. Il fallait rester flexible et essayer de créer quelque chose qui soit adaptable à la forme particulière d’une voiture de course, appelée à évoluer au fur et à mesure de son développement.

Trois sets de carrosserie ont été réalisés pour faire face aux aléas de la course.

Pour Mario Theissen, patron de BMW Motorsport, la course fait partie du processus de création. La voiture doit être considérée comme un travail en cours, les stigmates de la course venant parachever l’oeuvre de Jeff Koons. Mario Theissen espère juste que la voiture finira en un seul morceau !

A noter que Jeff Koons a fait don de la somme versée par BMW au Centre International des Enfants Maltraités et Disparus. Et il a annoncé qu’il doublerait la somme en cas de victoire de la n°79, qui sera pilotée par Andy Priaulx, Dirk Müller et Dirk Werner.

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