Will Power et Penske à juste titre

C’est par des conditions atmosphériques idéales (25 degrés dans les airs et 36 degrés sur la piste) que les 25 pilotes de l’IndyCar ont pris le départ du Camping World Grand Prix at the Glen.

A l’agitation du drapeau vert Will Power imprime le rythme suite à sa Pole Position et tous les pilotes passent sans encombrent le premier virage. En tête les trois Penske occupent les trois premières places et immédiatement Ryan Briscoe se porte à la hauteur de Power à la sortie des Esses tandis qu’Helio Castroneves observe la bataille.

Derrière les trois Penske, Scott Dixon tente une attaque sur Dario Franchitti mais c’est finalement Justin Wilson qui double le Néo-Zélandais.

A la fin du premier tour , le classement s’établit ainsi : Will Power, Ryan Briscoe, Helio Castroneves, Franchitti et Wilson.

Sur sa lancée, Justin Wilson souhaite ravir la quatrième position à Franchitti sans succès. Et deux tours plus tard, le pilote britannique doit s’incliner face à Dixon qui récupère son bien. Après cinq tours, le top-6 se détache du reste du peloton avec Power en tête suivi par Briscoe à 1,5 seconde.

Dès le cinquième tour, Alex Tagliani rentre aux stands pour un premier arrêt. Le Québécois en difficulté avec sa voiture souhaite décaler sa stratégie et en profite pour effectuer un gros ajustement sur son aileron avant. Il repart en pneus tendres.

Un tour plus tard, Franchitti s’attaque à Castroneves et s’empare de la troisième position tandis qu’E.J. Viso arrive à son box. Le Vénézuélien parti dernier suite à son gros accident avant les qualifications, avait opté pour les pneus durs au départ et opte pour une stratégie décalée. Etant donné qu’il n’a pas participé aux qualifications, Viso bénéficiera de suffisamment de pneus tendres pour terminer la course.

En piste l’action continue avec Dixon à la lutte avec Castroneves. A l’aspiration à l’entrée des Esses, Dixon se décale à l’extérieur à l’approche de la ligne droite mais rate complètement sa manœuvre. Il en résulte un accrochage entre les deux hommes qui coûtera un aileron avant pour le pilote Chip Ganassi et un pneu arrière gauche pour le pilote Penske. L’erreur est étonnante pour un pilote comptant autant d’expérience que Dixon.

Dans le peloton la bagarre est constante et au 15ème passage, c’est les deux ex-pensionnaires de la Formule Un qui nous offre un superbe spectacle. Takuma sato très à l’aise sur cette piste s’en prend à Wilson et double le Britannique à l’intérieur de la chicane de l’arrêt de bus.

Un autre pilote qui a côtoyé le Continental Circus se montre et démontre toutes ses aptitudes. Adam Carroll se bat pour une place dans le top-10 et doit pour cela doubler Paul Tracy. Pas si simple pour une première en IndyCar. Et le pilote Andretti Autosport l’a vite compris alors qu’il tentait une attaque à l’extérieur au freinage du virage 9. Mais le très expérimenté Tracy a refermé sa trajectoire sur Carroll qui s’est ravisé.

Jusqu’à présent la course est d’une fluidité étonnante mais au 17ème tour, Dan WHeldon est envoyé en tête-à-queue après qu’Alex Lloyd ait percuté sa roue arrière droite au virage 8. La monoplace numéro #4 ne peut immédiatement repartir et les officiels sortent pour la première fois le drapeau jaune général. De bon augure pour tous les pilotes qui arrivaient en fin de relai.

Tous les pilotes rentrent donc aux stands pour un arrêt collectif. Tous sauf Dixon et Castroneves qui espère profiter d’un nouvel incident de course pour se remettre dans la même stratégie que les leaders.

La course est relancée au 20ème tour avec dans l’ordre, Dixon devant Viso , Tagliani, Castroneves et Power. Pour les quatre premiers, la mission est de réaliser des tours de qualifications jusqu’à leur prochain arrêt pour minimiser la perte de temps aux stands.

Au 21ème tour, le Belge Bertrand Baguette s’illustre en dépassant Danica Patrick pour le gain de la 20ème position. Ironiquement au même moment, son coéquipier connaît moins de réussite et part en tête à queue à la sortie du virage 7.

Aux 25ème et 28ème tours, les quatre premiers s’arrêtent à leur tour pour effectuer leur deuxième arrêt. Power récupère donc la tête de la course.

A mi-course, le classement a repris un ordre plus commun et le top-10 est composé de Power en tête devant Briscoe, Matos, Franchitti, Moraes, Kanaan, Andretti, Wilson et Carroll. Juste derrière la monoplace numéro #27, Simona de Silvestro s’illustre en 11ème position. Un temps dans le top-10, Tracy est désormais 20ème et ne cesse de voir ses performances chuter au fil de la course. Tant et si bien qu’il décale lui aussi sa stratégie et s’arrêtant au 30ème tour, soit 10 tours plus tôt que la normale.

A ce moment en tête de course, les deux Penske semblent intouchables. Les deux Australiens sont sur un rythme de croisière et derrière eux, Raphael Matos est le meilleur des autres. Pour la première fois de la saison, le pilote De Ferran Dragon Racing semble avoir les capacités de concrétiser ses bonnes performances.

Au 38ème tour, les deux hommes de tête rentrent simultanément aux stands. Et si leurs équipes ont réalisé une performance similaire au chrono, Briscoe est plus prompt à repartir de ses marques et vient chiper le commandement de la course à la sortie de la pitlane.

Sur la piste, Dario Franchitti un tour supplémentaire grâce à son pilotage plus économe. L’Ecossais espère ainsi rallier l’arrivée en n’effectuant plus qu’un seul arrêt. Et tandis que la voiture Ganassi reçoit les services de ses mécaniciens, une deuxième neutralisation est déployée. La raison ? de Silvestro a écrasé sa monoplace dans le rail extérieur à la sortie du délicat virage 7. La Suissesse alors en pneus neufs, n’a pas laissé ses pneus monter suffisamment en température et le train arrière de sa monoplace lui a fait payer.

Evidemment ce drapeau jaune est une aubaine pour Franchitti qui pourra terminer la course sans s’arrêter de nouveau.

Pendant que le Pace Car contrôle le rythme, Dixon, Castroneves, Viso, rentrent aux stands et procèdent ç leur dernier arrêt ravitaillement.

Le Pace Car rentre à la fin du 43ème tour, et Briscoe relance la course devant Power, Franchitti, Matos et Dan Wheldon. Mais mécontent d’avoir perdu la tête dans les stands, Power se cale dans la boîte de vitesses de la monoplace numéro #6 et déboîte à l’aspiration à l’intérieur de la chicane.

Deux tours plus tard, Franchitti qui jusque là restait en observateur, s’attaque à Briscoe pour le gain de la deuxième position. A ce moment on pense que le pilote Ganassi est parti pour mener la vie dure à Power. L’Ecossais reprend en effet deux dixièmes à chaque tour. Mais si tout semblait fonctionner jusqu’à présent, ses pneus en décidèrent autrement à trois tours du but.

Et Briscoe qui a senti la faiblesse de la monoplace numéro #10 commence à pointer le museau dans les rétroviseurs de Franchitti. A l’agitation du drapeau blanc et après une dérobade du train arrière de Franchitti, Briscoe déboîte sur la ligne et passe au freinage le pilote Ganassi.

En tête de course, Power n’a pas vu cette manœuvre. Leader incontestable de cette course, Power est allé décrocher sa troisième victoire de la saison d’une main de maître. Briscoe a coupé la ligne en deuxième position offrant ainsi le doublé à l’écurie Penske. Franchitti est un solide troisième tandis que Matos égale son meilleur résultat de l’année devant Moraes.

Au championnat Will Power accentue son avance et réalise la bonne opération du moment avant d’aborder les quatre prochaines courses routières/urbaines du calendrier. Si tout se passe bien, l’Australien aura fait le plein de points sur ce type de tracés qu’il affectionne et pourra gérer une éventuelle avance lors des dernières épreuves sur ovales.

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